La police de l'État de Benue a officiellement inauguré une antenne du programme POCACOV (Police Campaign Against Cultism and Other Vices) pour endiguer la montée de la criminalité chez les jeunes. Cette initiative, lancée à l'occasion de la Journée nationale de la jeunesse 2026, vise à transformer les rapports entre les forces de l'ordre et les organisations estudiantines.
Une nouvelle structure dédiée à la prévention
L'ouverture du bureau POCACOV marque une volonté de pérenniser le dialogue entre les autorités policières et la société civile. Cette structure aura pour mission principale de mener des campagnes de sensibilisation régulières au sein des établissements scolaires, des syndicats étudiants et des associations de jeunesse. L'objectif affiché par le commissaire de police, Cletus Nwadiogbu, est de créer un canal de communication permanent pour promouvoir une citoyenneté responsable et prévenir l'enrôlement des jeunes dans des activités illicites.
Lutte contre les dérives sécuritaires
Lors d'un dialogue multipartite organisé à Makurdi, les autorités ont identifié plusieurs menaces majeures pesant sur la stabilité de l'État. Les discussions ont porté sur la lutte contre le cultisme, la violence urbaine et le recours aux stupéfiants. La police a également insisté sur la nécessité de prévenir le cyberharcèlement et l'instrumentalisation des jeunes à des fins de violence électorale, des phénomènes qui fragilisent la cohésion sociale et la sécurité publique dans la région.
Responsabilisation numérique et engagement citoyen
Au-delà de la répression, la stratégie de la police de Benue mise sur la responsabilisation des jeunes utilisateurs des plateformes numériques. Le commandement a exhorté cette population à faire un usage constructif des réseaux sociaux et à orienter leurs talents vers des activités favorisant le développement socio-économique de l'État. En positionnant les jeunes comme des partenaires essentiels du maintien de l'ordre, les autorités espèrent renforcer la résilience des communautés locales face aux pressions criminelles et encourager une culture de la paix durable.