L'Agence de gestion des urgences de l'État de Benue (SEMA) tire la sonnette d'alarme face à la multiplication des cas de morsures de serpent sur son territoire. Cette situation critique touche particulièrement les agriculteurs et les personnes déplacées internes (PDI), dont deux résidents du camp de Daudu 1 ont récemment dû être hospitalisés d'urgence.
Une menace croissante pour les populations rurales
Le Dr Amos Dzungwe, responsable santé au sein de la SEMA, a confirmé une tendance à la hausse des incidents liés aux morsures de serpent à travers l'État. Ces attaques surviennent majoritairement dans les zones agricoles, exposant les travailleurs et les populations déplacées à des risques sanitaires graves. La multiplication des demandes d'intervention médicale reçues par l'agence témoigne de l'ampleur du phénomène, qui dépasse désormais le cadre des seuls camps de déplacés pour affecter l'ensemble des communautés vulnérables.
La nécessité d'une prise en charge médicale immédiate
Face à cette recrudescence, les autorités sanitaires insistent sur l'impératif de réactivité. Le Dr Dzungwe a mis en garde contre les délais dans la recherche de soins, soulignant que toute attente après une morsure peut entraîner des complications sévères, voire irréversibles. Actuellement, les victimes prises en charge par la SEMA sont transférées vers le Centre hospitalier universitaire de l'État de Benue (BSUTH) à Makurdi. Si deux patients ont pu être libérés au cours des deux dernières semaines, d'autres restent sous surveillance médicale étroite.
Désamorcer les tensions politiques autour des urgences sanitaires
Au-delà de l'aspect médical, la SEMA a tenu à clarifier sa position face à la gestion de ces crises. L'agence a fermement appelé à ne pas instrumentaliser les incidents sanitaires à des fins politiques, en particulier lorsqu'ils concernent les populations déplacées. En réaffirmant son engagement à fournir une assistance médicale sans distinction de statut ou de localisation, l'institution cherche à protéger l'intégrité de sa mission de secours face aux narratifs divergents qui circulent localement. La priorité demeure, selon les autorités, la préservation de la vie des citoyens face à ce risque environnemental persistant.