L'État de Bayelsa mise sur la production locale de riz pour renforcer sa souveraineté alimentaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
L'État de Bayelsa mise sur la production locale de riz pour renforcer sa souveraineté alimentaire

Face aux défis climatiques et à la dépendance aux approvisionnements extérieurs, l'État de Bayelsa, au Nigeria, a fixé un objectif ambitieux de produire 300 tonnes de riz local d'ici la fin de l'année 2026. Cette stratégie, portée par l'administration du gouverneur Douye Diri, vise à transformer le secteur agricole en un levier majeur de création d'emplois et de richesse pour les populations locales.

Une infrastructure industrielle au service des producteurs

Le gouvernement régional a mis en service une unité de transformation du riz dotée d'une capacité de traitement quotidienne de 410 tonnes. Actuellement, les produits issus de cette usine sont soumis à des analyses rigoureuses pour obtenir les certifications nutritionnelles nécessaires avant leur commercialisation. Pour sécuriser la chaîne d'approvisionnement, l'État exploite directement 106 hectares de terres et a mis en place un système de rachat de paddy auprès des communautés agricoles, garantissant ainsi aux cultivateurs un débouché immédiat pour leurs récoltes.

Soutien financier et modernisation des pratiques

Depuis 2020, plus de 17 300 agriculteurs ont bénéficié de programmes de soutien direct, tels que le « Diri BOOST » ou le « Prosperity Farmers Grant Scheme ». Rien qu'en 2026, plus de 2 000 acteurs du secteur agricole ont reçu des subventions pour étendre leurs activités. Parallèlement, le gouvernement investit dans la formation des jeunes aux méthodes modernes, comme l'aquaculture et l'agriculture hors-sol, tout en distribuant des intrants et en nouant des partenariats avec des institutions universitaires pour installer des unités de transformation sur les campus.

Relever les défis environnementaux et sécuritaires

Le Bayelsa fait face à des contraintes géographiques majeures, notamment les inondations récurrentes et la pollution des eaux qui affecte les stocks halieutiques. Pour pallier ces obstacles, les autorités encouragent l'adoption de variétés de cultures résistantes aux crues et insistent sur le développement d'infrastructures de stockage et de chaînes du froid afin de limiter les pertes post-récolte. Le gouverneur Diri a également réaffirmé la fermeté de l'État concernant la loi interdisant le pâturage libre, soulignant que la sécurité des agriculteurs et de leurs cultures demeure une priorité absolue pour garantir la viabilité de ces investissements agricoles.

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