Le gouvernement de l'État de Bauchi, au Nigeria, a officiellement lancé le processus de règlement de 11,7 milliards de nairas d'arriérés de gratifications. Cette mesure vise à solder une dette sociale accumulée depuis 2012, affectant 5 736 anciens fonctionnaires de l'État et des collectivités locales.
Une réponse structurelle à une dette héritée
L'administration du gouverneur Bala Mohammed a entrepris de résorber un passif financier lourd, hérité des gestions précédentes. Le montant total de 11 704 200 221,83 nairas se répartit entre 3 570 retraités de l'administration centrale, pour un total de 6,1 milliards de nairas, et 2 256 retraités des collectivités locales, pour environ 5,5 milliards de nairas. Pour amorcer cette opération, une enveloppe initiale de 10 milliards de nairas a été débloquée.
Un processus de versement par étapes
La gestion de ces paiements a été confiée à un comité spécial dirigé par l'ancien secrétaire du gouvernement de l'État, Alhaji Sabiu Baba, en collaboration avec la Commission des pensions contributives de Bauchi. Le décaissement s'effectue par vagues, en tenant compte de l'ancienneté de la créance, de la disponibilité des fonds et de la validation rigoureuse des dossiers individuels. La première phase priorise les retraités des collectivités locales ayant quitté leurs fonctions entre 2012 et 2013, ainsi que les agents de l'État retraités en 2013.
Vers une automatisation du système de retraite
Conscient des délais ayant parfois dépassé une décennie, le gouvernement a ordonné une simplification administrative pour éradiquer les risques de corruption et de favoritisme. Des instructions spécifiques ont été données aux équipes de vérification pour accorder une priorité aux retraités les plus âgés et aux personnes en situation de handicap. Au-delà de cet apurement, l'État de Bauchi prévoit d'intégrer dans son budget 2025 des allocations dédiées aux pensions et aux gratifications, tout en travaillant à la mise en place d'un système de gestion des retraites entièrement automatisé. L'objectif affiché est de prévenir toute nouvelle accumulation d'arriérés et de garantir la pérennité des droits des fonctionnaires.