Le gouvernement de l'État d'Anambra a officiellement inauguré un nouveau comité exécutif pour l'Association de bien-être des chauffeurs (ASDWA), marquant une étape clé dans sa stratégie de réforme du secteur des transports. Cette initiative vise à remplacer la fragmentation syndicale par une plateforme unique et coordonnée, placée sous la supervision directe du ministère des Transports.
Une gouvernance unifiée pour le secteur
Depuis le début de l'administration du gouverneur Chukwuma Soludo, l'État a entrepris de dissoudre les multiples syndicats qui, par leurs intérêts divergents et leurs conflits de leadership, entravaient la fluidité du transport public. L'inauguration de ce comité de 20 membres, dirigé par Moses Ohanebo, répond à l'objectif de centraliser la gestion des chauffeurs. Le commissaire aux Transports, Edward Ibuzor, a précisé que cette structure servira de canal de communication officiel entre les autorités et les professionnels de la route, favorisant une meilleure identification et une digitalisation des services.
Lutte contre l'informel et les tracasseries
L'un des enjeux majeurs de cette restructuration est l'assainissement des gares routières. Le gouvernement exige désormais la fin des pratiques illégales, notamment le « touting » (racolage agressif) et la perception de taxes illégales qui pèsent sur les chauffeurs. En contrepartie, l'État s'engage à protéger les conducteurs légitimes contre le harcèlement et les intimidations. Le nouveau président de l'association a d'ailleurs identifié l'éviction des éléments criminels des parcs automobiles comme une priorité immédiate pour garantir la sécurité des passagers et de leurs biens.
Responsabilisation des nouveaux dirigeants
Le ministère des Transports a clairement défini les attentes vis-à-vis de la nouvelle équipe dirigeante : transparence, inclusivité et discipline. Les responsables de l'ASDWA ne devront pas agir comme les représentants d'une faction, mais comme les garants d'un service public ordonné. La performance de ce comité sera évaluée sur sa capacité à réduire les litiges internes et à assurer une meilleure discipline dans les points de chargement. Cette démarche s'inscrit dans une volonté plus large de l'État d'Anambra d'imposer le respect du droit dans un secteur longtemps marqué par l'anarchie opérationnelle.