L'État d'Anambra, reconnu comme le deuxième producteur d'hydrocarbures du Sud-Est nigérian, exige une implication accrue dans les programmes nationaux du secteur pétrolier et gazier. Les autorités locales dénoncent une marginalisation persistante au sein du plan directeur fédéral, freinant ainsi les retombées économiques directes pour la région.
Une intégration jugée insuffisante
Law Mefor, commissaire à l'Information et à la réforme des valeurs de l'État d'Anambra, a exprimé son mécontentement lors d'un atelier organisé par le Conseil de développement et de suivi du contenu nigérian (NCDMB). Selon lui, malgré son statut de producteur, Anambra ne bénéficie pas encore pleinement des initiatives fédérales. Cette situation soulève un enjeu majeur de gouvernance : l'équité dans la répartition des opportunités industrielles entre les États producteurs et le gouvernement central.
Le rôle stratégique des médias dans le contenu local
Le NCDMB, par la voix de son directeur de la planification et de la recherche, Omomehin Ajimijaye, a souligné que cet atelier visait à renforcer l'inclusivité du secteur. Les responsables du Conseil ont exhorté les médias à jouer un rôle de vigie. Il s'agit non seulement d'informer les populations locales sur les opportunités d'emploi et d'affaires dans la chaîne de valeur pétrolière, mais aussi de surveiller rigoureusement le respect de la loi sur le développement du contenu industriel nigérian par les opérateurs privés.
Exigence de transparence et de conformité
Obinna Ezeobi, directeur de la communication du NCDMB, a insisté sur la responsabilité des journalistes en tant qu'acteurs de la transparence. La mission confiée aux médias est double : vulgariser les mécanismes de soutien public et contraindre les entreprises du secteur à honorer leurs obligations en matière de contenu local. Pour Anambra, l'enjeu est de transformer cette reconnaissance officielle en leviers de croissance concrets pour les entreprises et les professionnels locaux, en s'assurant que les opérateurs pétroliers respectent leurs engagements contractuels et légaux envers les communautés hôtes.