Face à la persistance du paludisme, le gouvernement de l'État d'Abia, en collaboration avec le Programme national d'élimination du paludisme (NMEP), lance une opération d'envergure visant à distribuer 3,03 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide. Cette initiative, qui couvre l'ensemble des 17 zones de gouvernement local, marque une étape décisive dans la stratégie de prévention sanitaire de la région, après plus d'une décennie sans campagne de distribution massive.
Un investissement majeur pour la prévention
Le projet, dont la valeur est estimée à plus d'un milliard de nairas, vise à réduire drastiquement les taux de morbidité et de mortalité liés au paludisme. Selon Okey Kanu, commissaire à l'Information, cette action est jugée cruciale pour protéger les populations contre des infections évitables. La dernière campagne de cette ampleur dans l'État remontant à 2010, les autorités locales considèrent ce déploiement comme une remise à niveau indispensable du dispositif de santé publique.
Extension de la couverture santé communautaire
Parallèlement à cette campagne de prévention, l'État d'Abia poursuit l'élargissement de son programme d'assurance santé communautaire. Le 16 septembre prochain, une nouvelle phase sera inaugurée dans la communauté d'Abiriba, permettant l'enrôlement de 1 000 bénéficiaires grâce au soutien financier de l'Abiriba Improvement Union. Avec un coût d'adhésion de 18 000 nairas par personne, cet investissement initial de 18 millions de nairas illustre un modèle de solidarité que le gouvernement souhaite voir reproduit par d'autres unions locales à travers l'État.
Renforcement des capacités médicales
Le succès de ces initiatives repose sur une dynamique de participation croissante : le nombre total d'inscrits au régime d'assurance santé de l'État atteint désormais 270 739 personnes, un chiffre témoignant de la confiance grandissante des citoyens envers le système de financement public. Pour accompagner cette hausse de la demande, le gouvernement a maintenu ouvert son portail de recrutement. L'objectif est de pourvoir des postes de consultants médicaux, de médecins généralistes et de dentistes afin de garantir une offre de soins de qualité et une présence médicale adéquate dans l'ensemble des structures de santé publiques de l'État.