Le gouvernement de l'État d'Abia, au Nigeria, a formellement démenti les rumeurs faisant état d'une taxe de 50 000 nairas imposée aux vendeurs de rue et petits commerçants. Parallèlement à cette mise au point fiscale, les autorités ont annoncé une stratégie ambitieuse de préservation du patrimoine et de développement touristique, tout en confirmant la poursuite du règlement des arriérés de pensions des fonctionnaires.
Démenti sur la pression fiscale
Face à la polémique circulant sur les réseaux sociaux, le commissaire à l'Information, Prince Okey Kanu, a clarifié que les taux d'imposition en vigueur ne sont pas le fruit d'une nouvelle décision de l'administration actuelle. Ces barèmes reposent sur une législation adoptée en 2020, sous le précédent mandat. Le gouvernement insiste sur le fait qu'aucune taxe spécifique n'a été créée pour les vendeurs de beignets (akara) ou les petits commerçants, qui ne sont soumis qu'à des droits de place quotidiens, et non à des prélèvements forfaitaires de 50 000 nairas.
Valorisation du patrimoine et tourisme
Dans une volonté de renforcer l'identité culturelle et l'attractivité économique de la région, l'exécutif a officiellement classé plusieurs sites en monuments d'État. Parmi eux figurent le Musée national de la guerre, le bunker d'Ojukwu et le collège gouvernemental d'Umuahia, ainsi que des sites naturels comme la cascade d'Ibom et la grotte d'Ulochukwu. Ces lieux font l'objet de travaux de réhabilitation, avec un objectif de mise aux normes internationales pour prétendre à une reconnaissance par l'UNESCO. Par ailleurs, la ville d'Aba a été désignée « Cité créative et innovante » pour souligner son rôle moteur dans l'industrie et l'artisanat local.
Gestion des arriérés de pensions
Sur le plan social, l'État d'Abia a confirmé avoir finalisé le paiement des gratifications pour les retraités ayant quitté la fonction publique entre 2001 et 2010. Le processus de vérification interne est désormais enclenché pour la cohorte suivante, couvrant la période 2011-2025. Le gouvernement a précisé que ces paiements s'effectuent par lots en raison de l'importance des sommes engagées. L'intégration de ces obligations dans le cadre budgétaire à moyen terme 2026-2031 vise à systématiser les versements et à éviter l'accumulation de nouvelles dettes envers les anciens agents de l'État.