L'Espagne traverse une séquence climatique extrême marquée par un record de température de 45,7°C relevé à El Granado, en Andalousie. Ce pic thermique, inédit pour un mois de septembre, illustre l'accélération du réchauffement climatique dans le pays, avec des conséquences sanitaires lourdes.
Un record thermique historique en Andalousie
Le thermomètre a atteint 45,7°C ce jeudi à El Granado, égalant ainsi le record national pour un mois de septembre, précédemment établi à Montoro en 2016. Cette valeur constitue également la température la plus élevée enregistrée sur le territoire espagnol depuis le début de l'année 2026. L'agence météorologique nationale (Aemet) a souligné le caractère exceptionnel de cet épisode en activant, pour la première fois depuis la création du système d'alerte en 2007, une alerte rouge canicule au mois de septembre.
Une accélération marquée du réchauffement
Les données météorologiques confirment une tendance lourde : la période allant de janvier à août 2026 est la plus chaude jamais enregistrée en Espagne continentale, devançant nettement les quatre années précédentes. Cette dynamique s'inscrit dans un été particulièrement éprouvant, marqué par des vagues de chaleur successives et un mois de juillet qui, en plus d'être le plus chaud jamais recensé, a été le plus sec depuis 1961. Ces conditions extrêmes ont favorisé des incendies d'une ampleur inédite à travers le pays.
Un bilan sanitaire sans précédent
Au-delà des relevés météorologiques, l'impact humain de ces épisodes caniculaires est significatif. Entre le 1er juin et le 31 août 2026, plus de 5 000 décès ont été attribués à la chaleur. Ce chiffre, établi par l'Institut de santé Carlos III via le système de surveillance MoMo, représente un record depuis le début de la compilation de ces données en 2015. Ce bilan souligne l'urgence des enjeux de santé publique liés à la multiplication des vagues de chaleur, désormais plus longues et plus fréquentes sur le territoire espagnol.