Le regain de tension entre Téhéran et Washington a brutalement mis fin à un mois d'accalmie au Moyen-Orient, provoquant une onde de choc sur les marchés mondiaux. Cette confrontation directe, marquée par des échanges de tirs et des destructions d'infrastructures pétrolières, a propulsé le cours du Brent au-dessus de la barre symbolique des 100 dollars le baril, un niveau inédit depuis fin juillet.
Une riposte balistique sur le sol jordanien
En réponse à la destruction de cinq de ses pétroliers par l'armée américaine, les Gardiens de la révolution iraniens ont lancé une offensive balistique visant une base militaire utilisée par les États-Unis près d'Al-Azraq, en Jordanie. Selon les autorités jordaniennes, 18 des 20 missiles tirés ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne, les deux projectiles restants ayant atterri dans des zones inhabitées sans causer de pertes humaines. Washington a qualifié ces frappes d'inefficaces, confirmant qu'aucun soldat américain n'a été blessé lors de l'opération.
La guerre des pétroliers et la sécurité maritime
Parallèlement aux frappes terrestres, le détroit d'Ormuz est devenu le théâtre d'une intensification des hostilités. Les Gardiens de la révolution affirment avoir ciblé dix navires, dont deux bâtiments américains et huit pétroliers, accusés de naviguer dans des zones jugées non sécurisées. Cette insécurité maritime est accentuée par des incidents isolés, notamment l'endommagement d'un transporteur de gaz naturel liquéfié près du port émirati de Khor Fakkan et l'incendie d'un pétrolier dans les eaux irakiennes, touché par un drone.
Menaces sur l'approvisionnement énergétique
La situation est aggravée par l'implication d'acteurs régionaux alignés sur Téhéran. Les rebelles Houthis ont revendiqué une opération d'envergure contre les installations du géant pétrolier Aramco en Arabie saoudite, utilisant des drones et des missiles balistiques. Face à cette instabilité, Téhéran a durci son discours, menaçant de viser des infrastructures portuaires au Koweït et à Bahreïn. Les Gardiens de la révolution ont averti qu'ils intensifieraient leur riposte, promettant une réponse démultipliée à toute nouvelle attaque américaine, faisant craindre une perturbation durable de l'approvisionnement énergétique mondial.