Une frappe attribuée aux rebelles houthis a frappé l'aéroport international King Khalid de Riyad le 10 octobre 2026, causant la mort de 12 personnes et faisant 309 blessés. Cet événement marque le bilan humain le plus lourd enregistré lors d'une attaque contre les infrastructures aéroportuaires saoudiennes, provoquant une onde de choc diplomatique et sécuritaire majeure.
Un bilan humain et logistique sans précédent
Parmi les victimes identifiées figurent des ressortissants saoudiens, bangladais, palestiniens, égyptiens et un citoyen américain. L'ampleur des dégâts a contraint les autorités de l'aviation civile saoudienne (GACA) à suspendre l'intégralité des opérations aéroportuaires. Cette attaque s'inscrit dans une séquence de violences répétées, l'aéroport de Riyad ayant déjà été ciblé deux jours auparavant, tandis que d'autres sites, comme l'aéroport d'Abha, ont également subi des frappes au cours de la semaine.
Une spirale de violence depuis juillet
La dégradation sécuritaire actuelle trouve ses racines dans une escalade entamée le 13 juillet, suite à une intervention saoudienne sur la piste de l'aéroport de Sanaa visant à bloquer un appareil iranien. Depuis, les Houthis ont multiplié les ripostes par drones et missiles, instaurant un blocus maritime et ciblant des infrastructures pétrolières. La situation s'est encore complexifiée avec le lancement, le 5 octobre, de l'opération « Aube du Yémen » par le gouvernement yéménite, poussant les rebelles à intensifier leurs offensives sur plusieurs aéroports du royaume.
Répercussions internationales et incertitudes
La multiplication des attaques a entraîné une réaction en chaîne du secteur aérien, avec la suspension des vols par plusieurs compagnies internationales majeures, dont Lufthansa, Qatar Airways et Etihad. Parallèlement, les chancelleries occidentales ont émis des alertes de sécurité pour leurs ressortissants. La présence d'une victime américaine place désormais Washington devant une décision stratégique quant à un éventuel engagement direct contre les Houthis. Alors que le Pakistan a confirmé le déploiement de troupes en soutien à Riyad, la tenue d'une conférence énergétique internationale prévue dans la capitale saoudienne demeure incertaine face à cette instabilité persistante.