Le secteur de l'enseignement supérieur à Lagos est plongé dans l'incertitude après le déclenchement d'une grève illimitée par les sections syndicales des universités publiques de l'État. Ce mouvement social, qui paralyse les activités académiques, fait suite à l'échec des négociations entre les syndicats et les autorités locales concernant la mise en œuvre de l'accord 2025 conclu entre l'ASUU et le gouvernement fédéral.
Une mobilisation coordonnée dans trois établissements
La grève concerne simultanément trois institutions majeures : l'Université d'État de Lagos (LASU) à Ojo, l'Université d'éducation de Lagos (LASUED) à Oto/Ijanikin, et l'Université des sciences et technologies de Lagos (LASUSTECH) à Ikorodu. Cette action concertée fait suite à une décision unanime des syndicats, qui ont jugé les mois de dialogue constructif infructueux. Le comité de pilotage de l'ASUU-LASU a souligné que cette mesure, bien que regrettée, est devenue indispensable face à l'absence de réponse concrète du gouvernement.
Le point de blocage sur l'accord 2025
Au cœur du conflit se trouve l'exigence de la domestication et de l'application intégrale de l'accord 2025 signé entre l'Academic Staff Union of Universities (ASUU) et le gouvernement fédéral (FGN). Pour les syndicats, cet accord constitue le socle nécessaire à la stabilité du système universitaire. Malgré les tentatives de conciliation, les représentants syndicaux affirment que le gouvernement n'a pas pris les mesures attendues pour répondre à leurs revendications de longue date, rendant le maintien de la grève inévitable.
L'impasse des négociations actuelles
Le président de la section ASUU-LASU, Oluwaseun Babalola, a confirmé que le mouvement restera « total et complet » tant qu'une résolution satisfaisante ne sera pas trouvée. À ce jour, aucune nouvelle phase de dialogue n'a été initiée par les autorités étatiques ou la direction des universités, malgré les notifications formelles transmises par les syndicats. Cette situation laisse planer le doute sur la reprise des cours, alors que les campus demeurent fermés dans l'attente d'une avancée politique ou administrative significative.