Les transporteurs marocains sinistrés au Mali réclament un soutien financier urgent de l'État

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 22 lectures
Les transporteurs marocains sinistrés au Mali réclament un soutien financier urgent de l'État

Plusieurs mois après l'attaque d'un convoi de marchandises marocaines sur le sol malien, les professionnels du transport montent au créneau pour exiger une intervention des autorités. L'Union générale des professionnels du transport international et national dénonce le silence du gouvernement face à la précarité extrême dans laquelle se retrouvent les chauffeurs et propriétaires de véhicules ayant tout perdu lors de ces violences.

Un outil de travail anéanti par l'insécurité

Le 6 mai dernier, un convoi transportant des produits alimentaires vers Bamako a été la cible d'hommes armés, identifiés par plusieurs sources comme étant liés au Mouvement de la Masina, affilié au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM). L'attaque, qui a eu lieu sur l'axe reliant la frontière mauritanienne à la capitale malienne, a conduit à l'incendie d'au moins six camions marocains. Pour les chauffeurs indépendants, qui possédaient souvent un seul véhicule, cette destruction représente la perte totale de leur unique source de revenus et de leur outil de travail.

Le plaidoyer pour une réparation équitable

Face à cette situation, le secrétaire général national du syndicat, Cherki El Hachmi, souligne l'urgence d'une réponse étatique. Les professionnels concernés, revenus au Maroc avec des séquelles physiques et psychologiques, se retrouvent aujourd'hui sans mécanisme de réparation. Le syndicat insiste sur le fait que ces transporteurs exerçaient une activité légale et vitale pour les échanges commerciaux, justifiant ainsi une demande d'accompagnement matériel et moral pour permettre une reprise de leur activité.

L'absence de dialogue avec les autorités

Le grief principal des professionnels porte sur l'absence de réaction officielle du gouvernement marocain. Selon le syndicat, aucune rencontre n'a été organisée pour écouter les victimes ou évaluer les préjudices subis. Cette passivité est perçue par les transporteurs comme un abandon, alors même que le secteur contribue significativement à l'économie nationale. L'organisation professionnelle appelle désormais à l'ouverture rapide d'un dialogue pour définir des solutions concrètes et équitables, soulignant que la survie financière de ces familles dépend directement de cette prise en charge par les autorités compétentes.

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