Les syndicats d'enseignants ghanéens exigent des excuses publiques du ministre Muntaka

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
Les syndicats d'enseignants ghanéens exigent des excuses publiques du ministre Muntaka

Trois organisations syndicales majeures du secteur de l'éducation au Ghana ont fermement condamné les récentes déclarations du ministre de l'Intérieur, Mubarak Mohammed Muntaka. Les enseignants exigent des excuses publiques, estimant que les propos du ministre portent atteinte à l'intégrité de leur profession en associant indûment le corps enseignant à des pratiques de falsification de diplômes.

Une polémique née lors d'une cérémonie officielle

Le conflit a éclaté suite à une intervention du ministre Muntaka le 9 septembre 2026, lors de l'inauguration d'infrastructures scolaires à Asokore Mampong, dans la région d'Ashanti. Selon les syndicats, le ministre aurait suggéré que les problèmes de falsification de résultats au WASSCE (West African Senior School Certificate Examination) observés lors des recrutements dans les services de sécurité devraient plutôt concerner le Ghana Education Service (GES) et le secteur de l'enseignement. Ces propos ont été perçus par les représentants des enseignants comme une attaque gratuite et dégradante envers les institutions éducatives du pays.

La réponse ferme des syndicats

Dans une déclaration commune signée le 10 septembre, le GNAT, le NAGRAT et le PRETAG ont exprimé leur indignation. Thomas T. Musah, Jacob Anaba et King Ali Awudu, les leaders de ces organisations, ont souligné que si les enseignants sont ouverts à la critique constructive, ils ne toléreront pas d'être utilisés comme boucs émissaires. Les syndicats ont averti que leur retenue habituelle ne devait pas être interprétée comme une faiblesse et ont réclamé une rétractation formelle de la part du ministre.

Rigueur des processus de recrutement

Pour justifier leur position, les syndicats ont rappelé la complexité et la rigueur du processus d'intégration au sein du Ghana Education Service. Les candidats doivent non seulement posséder des qualifications académiques vérifiées, mais également avoir accompli leur service national et détenir une licence valide du National Teaching Council (NTC). Les dossiers sont soumis à des audits croisés avec les institutions émettrices, incluant une vérification via la carte nationale d'identité. En rappelant ces procédures, les syndicats cherchent à démontrer que l'intégrité du système éducatif est protégée par des mécanismes de contrôle stricts, rendant les accusations du ministre infondées et préjudiciables à la considération publique dont doivent bénéficier les enseignants.

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