Le Senior Staff Union (SSU) et le Junior Staff Union (JSU) de l'Electricity Company of Ghana (ECG) ont programmé une manifestation nationale le 29 septembre 2026 pour s'opposer au projet de participation du secteur privé (PSP) et déposer une pétition auprès du président John Dramani Mahama.
Calendrier, horaires et points de rassemblement
La mobilisation, qualifiée de pacifique, se déroulera dans toutes les régions opérationnelles de l’ECG, de 8 h à 16 h. À Accra, les travailleurs se réuniront devant le hall du Trades Union Congress (TUC). À Kumasi, le point de rassemblement sera le bureau régional de l’ECG situé à l’intersection de l’Aéroport Roundabout. Dans les autres régions, les salariés se rassembleront devant les bureaux régionaux respectifs de l’ECG.
Objectifs des syndicats et démarche de pétition
Les syndicats utilisent la manifestation comme étape finale d’une campagne de résistance au PSP. Ils prévoient de remettre une pétition, signée par les travailleurs, aux ministres régionaux, qui la transmettront ensuite au président Mahama. Cette démarche vise à obtenir le retrait ou la révision du projet de participation du secteur privé, jugé menaçant pour la souveraineté du service public d’électricité.
Organisation, cadre légal et symboles de la mobilisation
Le Public Utility Workers Union (PUWU), en tant que convener, a officiellement notifié l’Inspector General of Police, invoquant l’article 1(2) du Public Order Act de 1994 (Act 491). Des comités nationaux et régionaux seront constitués pour coordonner les actions et communiquer les itinéraires de défilé, qui seront précisés ultérieurement. Depuis le lancement de la campagne, les manifestants portent des brassards rouges, un symbole qui restera en place jusqu’à l’annonce d’une nouvelle phase d’action.
Contexte du projet de participation du secteur privé
Le PSP proposé par le gouvernement vise à introduire des capitaux et une gestion privée dans l’ECG, afin de moderniser les infrastructures et d’améliorer la distribution d’électricité. Les syndicats craignent toutefois que cette ouverture ne conduise à une perte de contrôle étatique, à des suppressions d’emplois et à une hausse des tarifs pour les consommateurs. La mobilisation du 29 septembre s’inscrit donc dans un débat plus large sur la libéralisation des services publics au Ghana.