Une conseillère présidentielle ghanéenne met en garde contre l’influence grandissante des réseaux sociaux, devenus des références publiques incontournables.
Des profils en ligne comme passeports numériques
Joyce Bawah Mogtari, conseillère spéciale du président John Dramani Mahama, souligne que les publications sur les réseaux sociaux ne sont plus de simples échanges privés, mais des vitrines publiques déterminantes. Selon elle, chaque commentaire ou post peut désormais servir de référence pour évaluer une personne, que ce soit dans un cadre professionnel, politique ou social. Cette transformation impose une responsabilité accrue aux utilisateurs, qui doivent peser leurs mots avant de partager du contenu.
Un outil stratégique pour les campagnes et les entreprises
La conseillère met en avant le rôle central des plateformes numériques dans la communication moderne. Elles sont devenues des leviers essentiels pour les campagnes politiques, les stratégies marketing et l’engagement citoyen. Mogtari encourage ainsi les Ghanéens à exploiter ces outils pour diffuser des idées constructives et favoriser des débats de qualité, plutôt que de se limiter à des échanges superficiels ou conflictuels.
L’exemple personnel comme modèle d’engagement
Mogtari explique que ses propres comptes sur Facebook et autres réseaux servent d’extension à son travail officiel. Elle y partage des contenus liés à ses fonctions de porte-parole et à la promotion des actions du NDC (National Democratic Congress), tout en évitant les polémiques personnelles. Son approche vise à montrer que les désaccords politiques ne doivent pas entraver la construction de dialogues positifs en ligne.
Construire des réseaux par la qualité des échanges
Pour la conseillère, l’efficacité des réseaux sociaux repose sur la pertinence et la rigueur des contenus partagés. Elle recommande aux utilisateurs de privilégier des publications bien documentées et réfléchies, capables d’attirer l’attention au-delà de leurs cercles immédiats. L’objectif ? Créer des connexions durables, échanger des idées et contribuer à des changements sociaux, tout en évitant les pièges de la désinformation ou des échanges stériles.