La plateforme nationale des reines-mères du Ghana a officiellement félicité Mahama Ayariga pour sa nomination au poste de ministre du Gouvernement local, de la Chefferie et des Affaires religieuses. Cette prise de position marque une volonté claire de ces autorités traditionnelles de peser sur l'agenda politique national pour renforcer leur rôle dans la gestion des affaires communautaires.
Un plaidoyer pour la reconnaissance institutionnelle
Dans un message daté du 7 septembre 2026, Nana Amponsah Dokua III, reine-mère suprême de la zone traditionnelle d'Osudoku, et Nana Ansua, reine-mère suprême de la zone de Drobo, ont souligné l'importance de leur contribution à la cohésion sociale. Elles exhortent le nouveau ministre à garantir un environnement où les reines-mères peuvent exercer leurs responsabilités sans subir d'entraves. Selon la plateforme, une participation accrue des femmes à la prise de décision est indispensable pour consolider les institutions traditionnelles et favoriser le développement national.
Lutte contre les pressions et l'exclusion
Le document met en lumière des difficultés structurelles persistantes. La plateforme dénonce des cas d'intimidation et de restrictions imposées par certains chefs, qui limitent l'efficacité des reines-mères sur le terrain. Cette mise à l'écart, jugée préjudiciable, freine leur capacité à mobiliser les populations et à mener à bien leurs missions de développement local. L'appel adressé au ministre vise à instaurer des mécanismes de protection pour garantir que leur voix soit entendue et respectée au sein des instances de gouvernance traditionnelle.
Stabilité et résolution des conflits locaux
Au-delà de leur propre statut, les reines-mères insistent sur l'urgence de résoudre les nombreux litiges liés à la chefferie qui minent la stabilité de certaines régions. Ces conflits, souvent prolongés, affectent directement la paix sociale et freinent les initiatives socio-économiques. En se déclarant prêtes à collaborer étroitement avec le ministère de tutelle, les représentantes de la plateforme espèrent transformer la gestion des affaires coutumières pour en faire un levier de progrès plutôt qu'un foyer de tensions. Elles placent ainsi le ministre Ayariga face à un défi majeur : réconcilier les traditions avec les impératifs de justice et d'inclusion moderne.