Les finances locales marocaines affichent une santé robuste à l'issue des sept premiers mois de l'année 2026. Avec des recettes fiscales atteignant 32,4 milliards de dirhams, les collectivités territoriales enregistrent une progression significative de 17,2 % par rapport à la même période en 2025, portée par une dynamique soutenue des impôts directs et indirects.
Une dynamique portée par les transferts de l'État
La structure des revenus des collectivités territoriales reste fortement dépendante des transferts nationaux, qui représentent une part majeure de leurs ressources globales. À fin juillet 2026, ces ressources transférées se sont élevées à 20,63 milliards de dirhams, soit une hausse de 8,7 %. Cette croissance est principalement alimentée par la part des collectivités dans le produit de la TVA, qui progresse de 14,2 %, ainsi que par une augmentation marquée de 41,2 % de la part des régions dans l'impôt sur les sociétés (IS) et l'impôt sur le revenu (IR).
Performance des ressources gérées par l'administration centrale
Parallèlement aux transferts, les ressources fiscales gérées directement par l'État pour le compte des collectivités territoriales ont atteint 8,49 milliards de dirhams, marquant une progression de 8,4 %. Cette performance est le résultat direct de la hausse des recettes issues de la taxe de services communaux, qui affiche une croissance de 10,6 %, et de la taxe professionnelle, en hausse de 7,1 %. Ces deux leviers fiscaux confirment leur rôle de piliers dans le financement des budgets locaux.
Montée en puissance des ressources propres
Les collectivités territoriales renforcent également leur autonomie financière à travers une meilleure gestion de leurs ressources propres. Celles-ci ont atteint 7,08 milliards de dirhams, enregistrant une progression notable de 16,3 % sur un an. Cette dynamique repose sur plusieurs leviers spécifiques : la taxe sur les terrains urbains non bâtis, qui génère 2,81 milliards de dirhams, suivie par la redevance d'occupation temporaire du domaine public communal, la taxe sur les opérations de construction et les recettes domaniales. Cette diversification des sources de revenus constitue un indicateur clé de la capacité des collectivités à mobiliser leur assiette fiscale locale.