Les ministres de la Confédération AES s’unissent à Ouagadougou avant les négociations juridiques avec la CEDEAO à Dakar

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Les ministres de la Confédération AES s’unissent à Ouagadougou avant les négociations juridiques avec la CEDEAO à Dakar

Le 16 octobre 2026, les ministres des affaires étrangères de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES) se sont retrouvés à Ouagadougou pour préparer la prochaine ronde de pourparlers avec la CEDEAO à Dakar, avec pour objectif de définir un nouveau cadre juridique de coopération.

Préparatifs à Ouagadougou : un consensus sur la continuité des acquis

Le ministre burkinabè Karamoko Jean Marie Traoré a rappelé les deux rencontres antérieures – à Niamey en février 2025 et à Bamako en mai 2025 – où les diplomates de l’AES et la CEDEAO avaient convenu de maintenir le statu‑quo sur les acquis, notamment la libre circulation. Quatorze secteurs prioritaires avaient été identifiés, et une task‑force confédérale, ainsi qu’un négociateur en chef désigné par la CEDEAO, avaient été mis en place pour structurer les futures négociations.

Dakar comme prochaine étape : une délégation unifiée

Pour la session de Dakar, les trois États membres de l’AES (Burkina Faso, Mali et Niger) envoient une seule délégation, portée par une vision commune et un discours coordonné. Les experts ont élaboré un projet d’accord‑cadre qui précise les domaines prioritaires et la manière dont l’AES souhaite redéfinir ses rapports avec la CEDEAO. L’objectif affiché est de produire des instruments juridiques permettant aux populations de poursuivre leurs activités économiques et sociales dans le respect des acquis partagés.

Positions des ministres maliens, nigérien et burkinabè

Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, a souligné l’importance d’un dialogue « entre entités », insistant sur la réalité géographique et les liens historiques entre les peuples sahéliens. De son côté, le ministre nigérien Bakary Yaou Sangaré a rendu hommage aux victimes de la crise sécuritaire, les qualifiant de martyrs, et a rappelé que la Confédération n’est ni opposée à la CEDEAO ni à aucune autre institution, mais qu’elle cherche à cohabiter pacifiquement avec elles. Karamoko Traoré a ajouté que les rumeurs sur un éventuel retour des trois pays dans la CEDEAO sont infondées ; la démarche vise plutôt à créer de nouveaux rapports complémentaires.

Enjeux pour les populations sahéliennes

Si les négociations aboutissent, les habitants de la zone sahélienne pourraient bénéficier d’une continuité de la libre circulation, d’un renforcement des échanges commerciaux et d’une meilleure coordination sécuritaire. Le cadre juridique envisagé doit garantir que les acquis de la CEDEAO restent effectifs tout en ouvrant la voie à des mécanismes de coopération spécifiques à la Confédération AES, offrant ainsi une valeur ajoutée aux deux organisations.

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