Les militaires dans les mines du Sud-Kivu défient l'ordre présidentiel malgré les risques d'insécurité

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 90 lectures
Les militaires dans les mines du Sud-Kivu défient l'ordre présidentiel malgré les risques d'insécurité

Malgré un ordre présidentiel clair, les militaires et les combattants Wazalendo continuent d’occuper illégalement les sites miniers du Sud-Kivu, alimentant l’insécurité et le trafic de minerais. La société civile de Kitutu dénonce une violation persistante du Code minier et exige l’application immédiate des directives de Félix Tshisekedi.

Un ordre présidentiel ignoré dans les mines du Sud-Kivu

Un mois après l’injonction du président Félix Tshisekedi exigeant le retrait immédiat et définitif des militaires et des Wazalendo des sites miniers du territoire de Mwenga, la situation reste inchangée. Selon la société civile locale, les forces armées et les combattants pro-gouvernementaux continuent de contrôler les exploitations, en violation flagrante de l’article 27 du Code minier congolais. Ce texte interdit explicitement leur présence dans la chaîne d’approvisionnement minier, jugée incompatible avec leur statut.

Insécurité et commerce illégal des minerais

Félicien Myaka, président de la société civile de Kitutu, alerte sur les conséquences de cette présence illégale. Il souligne que les militaires et les Wazalendo, en plus de garantir une sécurité illusoire, s’immiscent directement dans le commerce des minerais, exacerbant les tensions locales. « Toute voix discordante est systématiquement étouffée, parfois par la violence », dénonce-t-il, pointant du doigt un climat de répression contre les acteurs locaux qui osent dénoncer ces pratiques. Les tentatives de contact avec les autorités militaires pour obtenir une réaction sont restées sans réponse.

Quelles solutions pour faire respecter la loi ?

Face à cette impunité, la société civile exige une intervention urgente des autorités provinciales et nationales. Elle appelle à l’application stricte de l’ordre présidentiel, mais aussi à des mécanismes de contrôle indépendants pour vérifier le retrait effectif des forces armées des sites miniers. Une telle mesure pourrait, selon les observateurs, réduire les risques de conflits liés à l’exploitation minière et restaurer la confiance dans la gouvernance locale. Pour l’instant, aucune date n’a été fixée pour une éventuelle opération de retrait forcé.

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