Les médecins résidents du LASUTH entament une grève illimitée pour réclamer leurs arriérés de salaires

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Les médecins résidents du LASUTH entament une grève illimitée pour réclamer leurs arriérés de salaires

L'Association des médecins résidents du Lagos State University Teaching Hospital (LASUTH) a officiellement lancé un mouvement de grève illimitée à compter du 11 septembre 2026. Cette décision, prise lors d'un congrès d'urgence, marque une rupture dans le dialogue social entre les praticiens et le gouvernement de l'État de Lagos concernant la gestion des rémunérations et des avantages sociaux du personnel hospitalier.

Un contentieux financier persistant

Au cœur du conflit figurent plusieurs revendications salariales restées sans réponse malgré les engagements pris par les autorités. Les médecins dénoncent notamment le non-paiement de 25 mois d'arriérés liés à la révision de la grille des indemnités professionnelles (Professional Allowance Table). À cela s'ajoutent des retards dans le versement des salaires et des primes d'avancement, des manquements que le gouvernement justifie par des contraintes administratives et systémiques, jugées insuffisantes par le corps médical.

Le blocage des indemnités de spécialité

Un point de tension majeur concerne l'absence d'indemnités de spécialité pour les médecins résidents de grade 14, en particulier les Senior Registrars 1. L'association souligne que le gouvernement de Lagos s'était pourtant engagé à aligner ces paiements sur les standards appliqués aux médecins des institutions fédérales. Ce défaut d'harmonisation est perçu par les praticiens comme une rupture de promesse, exacerbant le sentiment de précarité au sein de l'un des plus grands centres hospitaliers universitaires de l'État.

Exigences de transparence et conséquences hospitalières

Outre le règlement immédiat des arriérés, les médecins exigent désormais une transparence totale sur la structure de calcul de leurs émoluments, demandant un détail précis de chaque composante salariale. Bien que l'association ait reconnu les interventions de plusieurs hauts responsables, dont le gouverneur Babajide Sanwo-Olu et le commissaire à la Santé, le Professeur Akin Abayomi, elle estime que ces démarches n'ont pas permis de résoudre les problèmes structurels de fond.

La poursuite de ce mouvement social risque de paralyser durablement les services de soins au sein du LASUTH, un établissement pivot du système de santé de Lagos. La reprise des activités reste conditionnée à une réponse concrète du gouvernement sur l'ensemble des points de revendication, plaçant les autorités face à l'urgence de sécuriser le fonctionnement de cet hôpital de référence.

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