Pour la première fois de l'histoire des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), une équipe composée de six athlètes réfugiés prendra part à la compétition qui se tiendra au Sénégal du 31 octobre au 13 novembre 2026. Cette délégation, symbole d'inclusion, s'intégrera parmi les 2 700 jeunes sportifs attendus pour cette édition inaugurale organisée sur le continent africain.
Une préparation structurée entre le Kenya et l'Ouganda
La sélection, composée de trois garçons et trois filles âgés de 15 à 17 ans, s'est déjà réunie début septembre à Kaptagat, au Kenya, pour un premier stage de préparation. Cet encadrement bénéficie de l'expertise de figures du sport mondial, dont le champion olympique Eliud Kipchoge, qui assure un rôle de mentor, et Yiech Pur Biel, ambassadeur du HCR et ancien membre de la première équipe olympique de réfugiés lors des Jeux de Rio 2016. Le capitaine de l'équipe, Clement, âgé de 16 ans, souligne l'importance de cette cohésion collective dans la préparation aux épreuves.
Disciplines et encadrement institutionnel
Les jeunes athlètes concourront dans trois disciplines : l'athlétisme, le judo et le taekwondo. Parmi les membres de la délégation figure notamment Arno, 15 ans, engagé dans la catégorie des moins de 55 kg en judo. Cette initiative est portée par une coalition internationale incluant le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la Fondation olympique pour les réfugiés, le Comité international olympique (CIO), ainsi que les Comités nationaux olympiques du Kenya et de l'Ouganda.
Un enjeu de représentation pour la jeunesse déplacée
Au-delà de la performance sportive, la présence de ces jeunes à Dakar, Diamniadio et Saly revêt une dimension sociale forte. Abdouraouf Gnon-Konde, directeur régional du HCR pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, a qualifié ces sportifs de modèles pour les enfants déplacés de force à travers le monde. Pour ces athlètes, à l'image de leur capitaine qui aspire à créer un orphelinat en cas de succès, cette participation représente une opportunité de porter un message d'espoir et de résilience sur la scène internationale.