Le directeur de l’Autorité nationale de la jeunesse (NYA) du Ghana, Osman Abdulai Ayariga, exhorte les jeunes à s’emparer des leviers de décision, loin des rôles passifs de « citoyens en devenir ». Lors d’une séance du Parlement des jeunes, il a souligné que la démocratie ghanéenne ne peut prospérer sans une participation élargie de la population, notamment des nouvelles générations.
Un appel à dépasser les discours pour agir concrètement
Osman Abdulai Ayariga a rappelé que les jeunes ne doivent pas se contenter de commenter l’actualité ou de partager des opinions sur les réseaux sociaux. Pour lui, leur engagement doit se traduire par une implication directe dans les processus politiques : questionner les politiques publiques, proposer des alternatives et contribuer aux débats sur les enjeux qui les concernent. Le Parlement des jeunes, selon lui, offre une plateforme idéale pour comprendre les institutions démocratiques et acquérir une expérience pratique des mécanismes parlementaires.
Des mécanismes pour ancrer la voix des jeunes dans les politiques
Le patron de la NYA a insisté sur la nécessité de transformer les engagements symboliques en actions tangibles. Il a appelé à la création de structures permettant d’intégrer systématiquement les propositions des jeunes dans les politiques nationales et les stratégies de développement. « Les échanges ne doivent pas rester des événements ponctuels », a-t-il martelé, soulignant que les recommandations issues de ces initiatives doivent être prises au sérieux par les décideurs.
Préparer la relève : compétence et caractère avant tout
Au-delà de l’appel à l’action, Osman Abdulai Ayariga a mis en garde contre une participation superficielle. Il a encouragé les jeunes à se préparer activement à assumer des responsabilités, en cultivant à la fois leurs connaissances, leurs compétences et leur intégrité. Pour lui, le leadership ne s’improvise pas : il se construit par l’éducation, l’expérience et l’éthique. Il a également mis en garde contre une dépendance excessive aux réseaux sociaux, qu’il juge insuffisante pour influencer les décisions réelles, prises dans les communautés, les écoles, les lieux de travail ou les institutions formelles.