Une violente tempête a frappé la ville de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, le vendredi 25 septembre, laissant derrière elle un bilan humain et matériel préoccupant. Plus de 150 habitations ont été endommagées ou détruites, plongeant de nombreuses familles dans une situation de précarité immédiate.
Un bilan matériel et humain significatif
Les rafales de vent qui ont précédé les précipitations ont causé des dégâts structurels majeurs dans plusieurs quartiers de la ville. Dans le quartier Ngalula Mpandanjila, situé dans la commune de Muya, les autorités locales ont recensé plus de 150 maisons ayant perdu leurs toitures ou subi des destructions totales. Outre les pertes matérielles, plusieurs personnes ont été blessées et ont dû être transférées vers des structures hospitalières pour recevoir des soins d'urgence.
Une vulnérabilité accrue des quartiers est
L'impact des intempéries s'est concentré sur des zones spécifiques de la ville, notamment le quartier Ngalula Mpandanjila ainsi que les quartiers Bena Kabongo 1 et 2, situés dans la commune de Dibindi. La violence des vents a rendu de nombreuses habitations inhabitables, forçant des dizaines de familles à passer la nuit à la belle étoile. Ce sinistre survient dans un contexte où les capacités de résilience des ménages sont mises à rude épreuve par la répétition des phénomènes météorologiques extrêmes dans la région.
La récurrence des dégâts climatiques
Cet événement n'est pas isolé dans le paysage urbain de Mbuji-Mayi. À peine quelques jours auparavant, le dimanche précédent, d'autres communes telles que Bipemba, Diulu et Kanshi avaient déjà été touchées par des pluies ayant engendré des dégâts matériels similaires. Si les autorités communales, à l'instar du bourgmestre de Muya, Laurent Luse Kazadi, appellent les populations au calme, la fréquence de ces épisodes soulève la question de la fragilité des infrastructures face aux aléas climatiques. L'évaluation précise des besoins des sinistrés reste en cours, alors que les familles tentent de récupérer leurs biens dans les décombres.