Des pluies diluviennes dans le district de North East Gonja, au Ghana, ont engendré une situation d'urgence humanitaire majeure, laissant plus de 246 personnes sans abri. La destruction de 93 habitations et la rupture d'axes routiers essentiels paralysent désormais la vie économique et l'accès aux services de base dans plusieurs localités de la région de Savannah.
Un bilan matériel et humain préoccupant
Le passage des intempéries, débutées mercredi, a provoqué l'effondrement de 93 structures, forçant des centaines de résidents à l'exil. Au-delà des pertes immobilières, les habitants font face à une crise de subsistance : les stocks de céréales, notamment le soja, le maïs et le riz, ont été anéantis par la montée des eaux, tout comme une partie du bétail. Le directeur régional de l'Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO), Mahama Zakaria, a confirmé que les rapports d'évaluation ont été transmis aux autorités centrales, promettant l'acheminement de secours sous 48 heures pour répondre aux besoins immédiats des sinistrés.
La rupture des axes routiers, un frein à l'économie locale
L'impact des inondations dépasse le cadre résidentiel avec la destruction d'une route secondaire stratégique. Cet axe, vital pour relier les communautés de Lantung Park, Kedingi et Kanankula aux marchés locaux, est désormais impraticable. Cette coupure isole non seulement les populations, mais entrave également la circulation des marchandises et des denrées agricoles. Des opérateurs économiques locaux alertent sur les conséquences directes de cet enclavement, qui empêche les échanges commerciaux avec les zones voisines, notamment Bimbila, aggravant ainsi la précarité des familles dépendantes de ces activités.
Appel à une intervention d'urgence sur les infrastructures
Face à l'ampleur des dégâts, le chef de l'exécutif du district, Abdul Mumin Ewuntomah, a lancé un appel pressant aux autorités nationales, incluant le ministère des Routes et des Autoroutes ainsi que le département des routes secondaires. L'enjeu est de traiter la remise en état de la voirie comme une priorité absolue pour rétablir les flux économiques et garantir l'accès aux soins de santé pour les populations isolées. La réouverture de cet axe est perçue par les autorités locales comme la condition sine qua non pour éviter une dégradation prolongée des conditions de vie dans le district.