La gestion des enquêtes par la police ghanéenne fait l'objet de vives critiques après l'émergence de contradictions majeures dans l'identification de la personne opérant sous le pseudonyme « Ghana Jollof ». L'avocat de l'infirmière Salomey Awiti Bafoh, actuellement poursuivie, dénonce une confusion institutionnelle qui fragilise la crédibilité des charges retenues par les autorités.
Des identités divergentes dans les dossiers judiciaires
Au cœur de la controverse, l'avocat Enoch Anhwere Afoakwa pointe du doigt deux documents officiels distincts produits par le Service de police du Ghana. Dans une première affaire datée de mai 2025, les autorités désignaient une certaine Alberta Okrah comme étant la titulaire du compte « Ghana Jollof », alors en fuite. Cependant, dans le dossier concernant sa cliente, les enquêteurs attribuent cette même identité à une autre personne, Barbara Asantewaa Kodua, également présentée comme introuvable.
La fiabilité des investigations policières remise en cause
Pour la défense, ces incohérences révèlent une défaillance profonde des capacités d'investigation du département des enquêtes criminelles (CID) de la police nationale. L'avocat souligne l'incongruité de voir une institution de cette envergure incapable de stabiliser l'identité d'un suspect, alors même que les autorités affirment avoir retracé des transactions financières électroniques liées à ce compte. Cette confusion soulève des questions sur la rigueur des preuves numériques collectées par les services de sécurité.
L'incertitude autour du statut des suspects
La situation est complexifiée par des rumeurs persistantes sur les réseaux sociaux concernant le décès de Barbara Asantewaa Kodua, l'une des personnes désignées par la police. Bien que l'avocat Afoakwa précise ne pas pouvoir confirmer ces informations, il insiste sur le fait que la vérification de ces éléments est cruciale. Si le décès était avéré, cela démontrerait une fois de plus l'absence de coordination et de mise à jour des données au sein des services de police, jetant un discrédit supplémentaire sur la procédure judiciaire en cours contre Salomey Awiti Bafoh.