Les rebelles houthis ont annoncé avoir touché l'aéroport international King Khalid de Riyad avec un missile balistique, faisant trois victimes en Arabie saoudite. Le royaume a réagi en promettant une riposte militaire, tandis que le conflit au Yémen continue de menacer la sécurité aérienne et le secteur pétrolier saoudien.
Frappe revendiquée sur l'aéroport de Riyad
Yahya Saree, porte‑parole du mouvement houthi, a indiqué sur la plateforme X que ses combattants avaient lancé un missile balistique qui a atteint précisément la cible, perturbant le fonctionnement de l'aéroport King Khalid. Cette attaque serait la troisième de la semaine à viser le même site, les houthis rappelant aux compagnies aériennes d’éviter l’espace aérien saoudien.
Bilan humain et matériels
Selon la Direction générale de l'aviation civile saoudienne, trois personnes – un ressortissant égyptien, un algérien et un soudanais – ont perdu la vie, et 36 autres ont été blessées, dont certaines grièvement. Des dommages matériels ont également été signalés, sans précision sur l'étendue des installations affectées.
Riposte saoudienne et escalade
Le gouvernement de Riyad a déclaré que les attaques ne resteraient pas impunies, annonçant la destruction de 82 cibles militaires houthis, dont une rampe de lancement de missiles balistiques. Des frappes aériennes ont visé plusieurs zones contrôlées par les rebelles, y compris la capitale Sanaa et la région autour de l'aéroport d'Aden, entraînant davantage de pertes de part et d'autre.
Conséquences sur le transport aérien et l'économie pétrolière
Le trafic vers l'aéroport de Riyad est régulièrement perturbé depuis plusieurs jours, comme le montre le suivi de Flightradar24. Au-delà du secteur aérien, les attaques houthis sur les raffineries et la flotte saoudienne en mer Rouge menacent les exportations de brut, le royaume étant le premier exportateur mondial de pétrole. Les partenaires internationaux, dont les États‑Unis, la Turquie et le Pakistan, ont été sollicités pour un soutien militaire, sans réponse concrète à ce jour.