À l'approche du lancement officiel des travaux de réhabilitation de l'axe Somanya-Dodowa, prévu pour le 5 septembre 2026, les populations des districts de Yilo et Lower Manya Krobo interpellent les autorités. Face à la dégradation récurrente des voies due à un trafic intense de poids lourds, les résidents plaident pour l'intégration systématique d'un revêtement en asphalte afin de garantir la durabilité des investissements publics.
La pression du transport de calcaire sur les infrastructures
Le cœur de la préoccupation des riverains réside dans le passage quotidien d'une cinquantaine de camions chargés de calcaire. Selon Ebenezer Tetteh, un habitant local, cette activité industrielle est le facteur principal de l'usure prématurée des routes. Si le bitumage actuel de l'axe Somanya-Adjikpo-Asitey-Kpong est salué comme une avancée majeure pour la qualité de vie, les usagers craignent que l'absence d'une couche d'asphalte renforcée ne conduise à un gaspillage des ressources publiques, la chaussée risquant de se détériorer rapidement sous le poids des convois.
Sécurité routière et désenclavement
Au-delà de la simple durabilité, l'état des routes est devenu un enjeu de sécurité publique. Samuel Samadzi, conducteur de transport en commun, souligne que les nids-de-poule sur certains tronçons, notamment entre Akorley et Leom Junction, contraignent les automobilistes à ralentir. Cette vulnérabilité forcée favorise des attaques par des brigands sur la route Somanya-Agomeda-Ayikuma-Dodowa. Les résidents estiment qu'une chaussée lisse et bien entretenue permettrait une fluidité du trafic, réduisant ainsi les risques d'agressions et facilitant l'accès aux services essentiels comme les écoles et les centres de santé.
Un enjeu économique régional
Les axes routiers reliant les régions de l'Est et du Grand Accra constituent des artères vitales pour l'économie locale. Ils permettent non seulement l'acheminement des produits agricoles et des marchandises commerciales, mais servent également de voies de contournement stratégiques, à l'instar du bypass de l'école anglicane d'Ogome, dont la réhabilitation est jugée urgente. En prévision de la cérémonie de pose de la première pierre, à laquelle assisteront plusieurs personnalités politiques et autorités traditionnelles, les citoyens espèrent que leurs doléances seront intégrées au cahier des charges des futurs chantiers. L'objectif est clair : transformer ces routes en infrastructures résilientes capables de soutenir durablement le développement économique de la zone.