Les habitants de Ngothie réclament la réouverture de la bretelle Keur Mbagne Diop‑Gandiaye sur l’autoroute Mbour‑Kaolack, un maillon manquant qui freine le désenclavement régional

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 52 lectures
Les habitants de Ngothie réclament la réouverture de la bretelle Keur Mbagne Diop‑Gandiaye sur l’autoroute Mbour‑Kaolack, un maillon manquant qui freine le désenclavement régional

Le collectif de défense de l’arrondissement de Ngothie a organisé une manifestation à Keur Mbagne Diop pour exiger la remise en service d’une sortie d’autoroute suspendue depuis plusieurs mois. Les riverains estiment que l’absence de la bretelle Keur Mbagne Diop‑Gandiaye compromet la sécurité, l’activité économique et le désenclavement entre Fatick et Kaolack.

Une sortie prévue puis suspendue

Le projet initial de l’autoroute Mbour‑Kaolack incluait un échangeur à Keur Mbagne Diop, désigné comme la bretelle de Gandiaye. Selon les membres du collectif, les travaux de cet échangeur ont été interrompus quelques mois avant la fin du chantier, alors que les tronçons Mbour‑Thiadiaye et Thiadiaye‑Kaolack étaient déjà ouverts (le premier livré le 29 avril 2026, le second accessible sans péage du 20 mai au 5 juin 2026). Aucun communiqué officiel n’a expliqué les raisons techniques de cette suspension.

Les revendications du collectif de Ngothie

Rassemblant des habitants de Gandiaye, Dya, Ndiébel, Sibassor et Thiomby, le collectif a porté ses doléances auprès de l’Agence sénégalaise de la route (Ageroute), du sous‑préfet et du gouverneur de la région. Les manifestants, identifiés par des brassards rouges, demandent la réalisation d’une étude technique indépendante et l’ouverture d’un dialogue avec les autorités afin de lever les obstacles à la construction de la bretelle.

Impacts sécuritaires et économiques d’une absence de bretelle

Pour Mamadou Faye, porte‑parole du collectif, le manque de sortie oblige les usagers à parcourir près de 50 kilomètres entre Fatick et Kaolack sans accès direct à l’autoroute. Cette distance supplémentaire augmente les temps de trajet, les coûts de transport et expose les conducteurs à des risques d’accidents sur les routes secondaires. Sur le plan économique, les activités commerciales qui se sont développées de part et d’autre de l’axe autoroutier peinent à profiter pleinement du flux de marchandises, freinant ainsi le désenclavement de la zone.

Réponses institutionnelles et perspectives

Le rassemblement, qui s’est tenu sous escorte policière sur la place publique de Keur Mbagne Diop, a été relayé par les médias locaux, dont Dakaractu. À ce jour, aucune décision officielle n’a été annoncée par l’Ageroute ou les autorités régionales. Le collectif reste vigilant et prévoit de poursuivre ses démarches, en insistant sur la nécessité d’une évaluation technique transparente et d’un engagement politique pour finaliser l’échangeur, condition sine qua non d’une mobilité plus fluide et d’un développement économique durable dans le corridor Mbour‑Kaolack.

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