Les greffiers du Tchad déclenchent une grève sèche d’une semaine à partir du 17 septembre, après l’échec d’un préavis

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 91 lectures
Les greffiers du Tchad déclenchent une grève sèche d’une semaine à partir du 17 septembre, après l’échec d’un préavis

Le 17 septembre 2026, les greffiers du Palais de Justice de N'Djamena ont entamé une grève sèche d’une semaine, après qu’un préavis présenté le 16 septembre n’a suscité aucune réponse concrète de l’État. Décision prise à l’unanimité par le Syndicat national du personnel des greffes (SYNAPGREF) lors d’une assemblée générale extraordinaire, cette mobilisation vise à faire pression sur les autorités pour obtenir des améliorations salariales et des garanties de conditions de travail.

Déclenchement de la grève sèche par le SYNAPGREF

Lors de la réunion exceptionnelle qui s’est tenue dans la grande salle d’audiences de la Cour d’appel du Palais de Justice, les membres du SYNAPGREF ont voté à l’unanimité le recours à une grève sèche, c’est‑à‑dire un arrêt complet du travail sans recours à une indemnisation de la part du syndicat. Cette forme de protestation, courante dans le secteur public africain, vise à accentuer la visibilité du conflit tout en maintenant la pression financière sur les employeurs.

Enjeux pour le système judiciaire tchadien

Le blocage des services de greffe affecte immédiatement la capacité des tribunaux à enregistrer les dossiers, à délivrer les convocations et à assurer le suivi des procédures judiciaires. Les retards accumulés pourraient ralentir le traitement des affaires civiles et pénales, impactant tant les justiciables que les acteurs économiques dépendants d’une justice rapide. Au-delà de la logistique, la grève soulève la question de la continuité du service public dans un contexte où les fonctionnaires du secteur judiciaire revendiquent des conditions de travail jugées insuffisantes.

Perspectives et réactions attendues

À ce stade, les autorités judiciaires et le gouvernement n’ont pas encore communiqué de réponse officielle. Les observateurs anticipent une négociation entre le ministère de la Justice et le SYNAPGREF, qui pourrait aboutir à un accord sur les revendications salariales ou à la mise en place d’un dispositif de médiation. En cas de prolongation du mouvement, les parties prenantes – avocats, entreprises et citoyens – devront envisager des solutions de contournement, comme le recours à des procédures alternatives ou le report de certaines audiences. Le déroulement de cette grève sera suivi de près, car il pourrait influencer la dynamique des revendications syndicales dans d’autres secteurs du service public tchadien.

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