Le souverain de la communauté d'Igbesi, Oba Moses Oyinloye, a été libéré par les forces de sécurité dans l'État de Kwara, au Nigeria, après avoir été retenu en otage par des ravisseurs armés depuis le 22 août 2026. Cette opération de sauvetage, menée conjointement par la police, l'armée et des groupes de vigilance locaux, souligne les défis persistants en matière de sécurité dans la région et l'importance de la coordination entre les forces de l'ordre et les citoyens.
Une intervention coordonnée après une alerte locale
L'opération a été déclenchée suite au signalement d'un membre d'un groupe de vigilance, blessé par balle lors d'une patrouille dans la zone d'Elerin/Ijomu-Oro. Cette information, transmise au commissariat de police d'Oro, a permis de mobiliser rapidement une équipe mixte composée de policiers, de militaires et de vigiles. La réactivité des autorités locales a été déterminante pour localiser le campement des ravisseurs dans une zone boisée difficile d'accès.
Confrontation armée et libération des otages
Lors de l'approche des forces de sécurité, un échange de tirs nourris a éclaté avec les membres du gang criminel. Au cours de cet affrontement, un suspect a été neutralisé, contraignant les autres ravisseurs à abandonner leurs positions et à prendre la fuite dans la brousse. La pression maintenue par les forces de sécurité lors de la poursuite a permis de retrouver le monarque, ainsi que deux autres personnes, Maryam Abubakar et Aisha Ilyasu, qui étaient également retenues captives.
Prise en charge médicale et appel à la vigilance
Les trois victimes ont été immédiatement évacuées vers un établissement hospitalier privé à Oro pour y recevoir des soins médicaux. Bien que des rumeurs aient circulé sur un nombre plus élevé de personnes enlevées, le commissaire de police de l'État de Kwara, Ojo Adekimi, a confirmé que seul le monarque avait été officiellement déclaré comme tel, tout en précisant que l'enquête se poursuivait. Le commissaire a réaffirmé la détermination des autorités à démanteler les réseaux criminels dans l'État, tout en exhortant les populations locales à maintenir une collaboration étroite avec les services de sécurité par le partage d'informations fiables.