À partir du 15 septembre 2026, les fonctionnaires ghanéens dont les données biométriques ne sont pas validées dans le système de paie risquent une suspension de salaire. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération de vérification des effectifs publics, lancée pour corriger les dysfonctionnements révélés par le nouveau système de fiches de paie électronique.
Une directive administrative pour assainir les registres publics
Le Contrôleur général des comptes (CAGD) du Ghana a ordonné aux ministères, départements et agences (MDAs) de s’assurer que tous les employés publics disposent d’un numéro d’identification biométrique (NIA) valide et correctement enregistré dans le système de paie gouvernemental. Cette instruction, datée du 24 août 2026, fait suite à des incohérences détectées après le déploiement du nouveau système de fiches de paie électroniques (E-Payslip), qui a empêché certains employés d’accéder à leurs bulletins de salaire.
Selon le CAGD, certains numéros NIA enregistrés dans le système ne correspondent pas aux données détenues par l’Autorité nationale d’identification (NIA), tandis que d’autres employés n’ont tout simplement pas de numéro enregistré. Ces erreurs pourraient fausser les effectifs réels et compromettre l’intégrité des registlements administratifs.
Des sanctions financières pour garantir la conformité
Les employés dont les données biométriques ne seront pas régularisées d’ici le 15 septembre 2026 verront leur salaire suspendu. Le contrôleur général des comptes, Kwasi Agyei, a précisé dans un communiqué séparé que cette mesure vise à garantir la validation des registres avant le lancement d’une opération nationale de vérification des effectifs. Les services des ressources humaines des MDAs ont été chargés d’identifier les employés concernés et de corriger leurs numéros NIA dans le système de paie.
Pour procéder à ces corrections, chaque employé doit soumettre une demande accompagnée d’une lettre de couverture signée par le responsable de son institution, autorisant la mise à jour. Ces documents doivent ensuite être transmis au CAGD pour validation. Les responsables des ressources humaines ont également été invités à consulter leurs boîtes mail professionnelles pour obtenir la liste des employés dont les données biométriques sont manquantes ou erronées.
Fin des cartes physiques, place à la digitalisation
Le CAGD a rappelé que les copies physiques des cartes NIA ne sont plus exigées pour les vérifications, conformément au Règlement 9 des Règles amendées du Registre national d’identité (L.I. 2523, 2026). Désormais, seuls les numéros NIA et les autres données biométriques correctement enregistrés dans le système de paie gouvernemental sont requis. Les employés sont invités à se rapprocher de leurs services des ressources humaines pour s’assurer que leurs informations sont à jour avant la date limite.
Cette réforme administrative s’inscrit dans une logique de modernisation des processus de gestion des effectifs publics, mais elle pourrait aussi générer des perturbations temporaires pour les employés non conformes. Le CAGD a exhorté l’ensemble des acteurs concernés à respecter scrupuleusement les délais pour éviter tout impact sur les paiements de salaire.