Une règle administrative inattendue menace l’accès à l’enseignement supérieur français pour des dizaines d’étudiants guinéens. Depuis quelques semaines, Campus France exige désormais une attestation d’hébergement signée par une personne du même sexe que le candidat, une mesure perçue comme discriminatoire et susceptible de retarder, voire d’annuler, leur départ pour la France.
Une exigence jugée discriminatoire et illogique
Des étudiants guinéens admis dans des universités françaises dénoncent une nouvelle condition imposée par Campus France Guinée pour l’obtention de leur visa. Selon eux, l’organisme exigerait désormais une attestation d’hébergement établie par un·e logeur·se de même sexe, une règle qui, en pratique, complique considérablement leur situation. Beaucoup soulignent l’absence de justification claire de cette mesure, alors que les délais pour finaliser leur dossier sont déjà serrés avant la rentrée universitaire.
Des conséquences immédiates sur les projets d’études
Plusieurs candidats interrogés rapportent ne plus pouvoir finaliser leurs démarches, faute de trouver un hébergeant correspondant à ce critère. Certains évoquent des difficultés à mobiliser des contacts locaux en urgence, tandis que d’autres craignent de devoir renoncer à leur inscription ou de devoir retarder leur départ. À quelques semaines de la rentrée, cette situation crée une incertitude majeure pour des centaines de jeunes Guinéens, dont certains ont déjà obtenu une place dans des établissements français.
Réactions et interrogations des autorités
L’annonce de cette mesure a suscité des réactions vives au sein de la communauté étudiante et des associations locales. Des voix s’élèvent pour dénoncer une discrimination fondée sur le genre, alors que les justifications officielles restent floues. Des responsables associatifs guinéens appellent à une clarification urgente de la part de Campus France, tandis que des étudiants menacent de saisir les autorités compétentes si la règle n’est pas revue. Pour l’instant, aucune communication officielle n’a été publiée pour expliquer cette nouvelle exigence, laissant planer le doute sur son origine et ses objectifs réels.