Les organisations étudiantes de l'État d'Ondo ont adressé un ultimatum de quatorze jours au gouverneur Lucky Aiyedatiwa pour dénouer le conflit social paralysant les universités publiques. Cette mobilisation fait suite à une interruption prolongée des activités académiques, causée par les mouvements de grève successifs des syndicats d'enseignants et du personnel non-enseignant.
Une paralysie prolongée des campus
La situation touche particulièrement l'université Adekunle Ajasin, à l'arrêt depuis plus de deux mois, et l'université des sciences médicales (UNIMED), fermée depuis un mois. Les représentants des étudiants, regroupés au sein du comité NANSJCC, soulignent que si les revendications salariales sont portées par le personnel, ce sont les étudiants qui subissent les conséquences directes de cette instabilité. Certains apprenants voient leurs opportunités internationales, telles que des bourses d'études évaluées à plusieurs dizaines de milliers de dollars, compromises par l'impossibilité de valider leur cursus dans les délais.
La médiation nationale en dernier recours
Le mouvement de contestation, qui avait initialement pris la forme de manifestations de rue, a été temporairement suspendu suite à l'intervention du président national de l'Association nationale des étudiants nigérians (NANS). Le gouverneur Aiyedatiwa a engagé des discussions avec les leaders étudiants, promettant que des mesures étaient en cours pour répondre aux doléances des syndicats. Ce délai de deux semaines a été accepté par les étudiants comme un gage de bonne foi, bien que la détermination à reprendre les manifestations reste intacte en cas d'échec des négociations.
Le risque d'une escalade sociale
Les leaders étudiants, dont Folagbade Greetness et Adekunle Samuel, ont exprimé une lassitude croissante face à un calendrier académique devenu imprévisible. Ils rappellent que le paiement des frais de scolarité ne garantit plus la continuité des enseignements, créant un sentiment d'injustice parmi la jeunesse locale. Le message adressé aux autorités est sans équivoque : si aucune solution concrète n'est trouvée à l'issue de cet ultimatum, les structures étudiantes nationales prévoient de se mobiliser massivement à Akure pour paralyser l'activité de l'État, exigeant ainsi une priorité absolue accordée à la reprise des cours.