Les États‑Unis refusent le visa du général Abdel Fattah al‑Burhan, entravant sa prise de parole à l’Assemblée générale de l’ONU

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 38 lectures
Les États‑Unis refusent le visa du général Abdel Fattah al‑Burhan, entravant sa prise de parole à l’Assemblée générale de l’ONU

Les États‑Unis ont refusé d’accorder un visa au général Abdel Fattah al‑Burhan, chef de l’armée soudanaise, à condition qu’il accepte une trêve de trois mois dans le conflit qui oppose les forces gouvernementales aux Forces de soutien rapide. Cette décision empêche le dirigeant de s’exprimer lors de l’Assemblée générale de l’ONU le 24 septembre, mettant en jeu le respect du protocole entre l’ONU et les États‑Unis ainsi la reconnaissance internationale de son autorité.

Visa refusé et condition de trêve de trois mois

Selon des sources diplomatiques, le Département d’État américain a suspendu l’octroi du visa à al‑Burhan tant qu’il n’aura pas déclaré une trêve de trois mois entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR). Le général, qui a déjà rejeté plusieurs appels à la cessation des hostilités, estime qu’une pause permettrait aux groupes paramilitaires de se regrouper et de préparer de nouvelles offensives.

Réaction du département d’État et remise en cause de la légitimité

Le porte‑parole du Département d’État, Tommy Pigott, a qualifié les dirigeants soudanais de « dirigeants illégitimes qui gouvernent par la seule force », dénonçant leur refus de décréter une trêve humanitaire. Il a ajouté que ni les forces armées soudanaises, ni les FSR, ni leurs chefs respectifs ne représentent un pouvoir légitime et constitutionnel au Soudan, ce qui implique une non‑reconnaissance officielle du général al‑Burhan par les États‑Unis.

Préoccupation du secrétaire général de l’ONU et cadre juridique

Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a exprimé son inquiétude face à la non‑délivrance du visa, rappelant que l’accord entre les Nations Unies et les États‑Unis oblige Washington à délivrer sans retard les visas aux représentants des pays membres. Le blocage constitue, selon l’ONU, une violation du protocole qui garantit la libre participation des États membres aux travaux de l’Assemblée générale.

Implications pour le conflit soudanais et la diplomatie internationale

Le refus de visa complique les efforts diplomatiques visant à instaurer une trêve durable et à relancer les pourparlers de paix. En privant al‑Burhan d’une tribune internationale, les États‑Unis renforcent la pression sur le gouvernement soudanais tout en risquant d’isoler davantage le pays sur la scène mondiale. La situation souligne également les tensions entre les exigences de la communauté internationale en matière de droits humains et les stratégies de souveraineté nationale dans les conflits armés.

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