Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme : un tournant pour Damas ?

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme : un tournant pour Damas ?

Les États-Unis ont officiellement retiré la Syrie de leur liste des « États soutenant le terrorisme », une décision historique qui marque un tournant dans les relations entre Washington et Damas. Cette mesure, annoncée par le Trésor américain, s’accompagne de la levée de la désignation du groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) comme organisation terroriste, une première depuis des décennies.

Une décision aux conséquences économiques immédiates

Cette décision, initialement évoquée en juillet 2026 après un examen du Congrès, supprime un obstacle majeur aux investissements étrangers en Syrie. Le pays, dirigé depuis fin 2024 par Ahmed al-Sharaa (ancien chef de l’HTS), cherche à se réinsérer dans l’économie mondiale après des années d’isolement. Le gouverneur de la Banque centrale syrienne, Safwat Raslan, a salué sur X une « étape historique » permettant au pays de retrouver sa place dans le système économique global. Le ministre des Finances, Mohammed Barnieh, y voit quant à lui une « réussite diplomatique majeure », ouvrant la voie à l’attraction de capitaux et de technologies modernes.

HTS : de l’organisation terroriste à partenaire potentiel ?

L’HTS, autrefois branche officielle d’al-Qaïda en Syrie, a été retiré de la liste noire américaine. Cette évolution reflète une stratégie de normalisation menée par al-Sharaa, qui multiplie les gestes envers les puissances occidentales. Des rencontres avec Donald Trump et Emmanuel Macron ont été rapportées, tandis que les autorités américaines soulignent les efforts du régime pour « unifier le pays ». Cette réhabilitation, bien que controversée, s’inscrit dans une dynamique de levée progressive des sanctions, entamée en juin 2025 avec l’UE.

Réactions en Syrie et perspectives géopolitiques

À Damas, la nouvelle est accueillie avec enthousiasme par les responsables économiques. La levée de la désignation permettra notamment de lever les restrictions sur l’aide américaine, les exportations de défense et les transactions financières. L’envoyé spécial des États-Unis en Syrie, Tom Barrack, a qualifié cette décision de « pas décisif » vers une Syrie « passée de l’isolement à la coopération ». Cependant, cette réintégration reste conditionnée à la poursuite des réformes et à la stabilité politique, alors que le pays tente de consolider sa position sur la scène internationale.

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