Le Pentagone et le département d’État ont transféré une partie du personnel américain présent dans plusieurs bases du Moyen-Orient, craignant une riposte iranienne imminente. Les troupes restées sur place s’entraînent à gérer un afflux massif de blessés, alors que le président Donald Trump envisage de relancer l’offensive contre Téhéran.
Retrait du personnel et renforcement des capacités de secours
Selon le New York Times du 5 novembre 2026, les États‑Unis ont réduit leurs effectifs dans plusieurs installations stratégiques du Golfe et d’autres sites du Moyen-Orient. Cette décision s’accompagne d’un entraînement intensif des équipes médicales et logistiques afin de pouvoir traiter un nombre élevé de victimes en cas d’escalade du conflit avec l’Iran. Le dispositif, décrit comme « optimiser la préparation des missions », vise à limiter les pertes humaines tout en maintenant une présence opérationnelle suffisante.
Un mouvement qui rappelle les premiers jours de la guerre
Le retrait s’inscrit dans la continuité d’une stratégie adoptée avant le 28 février 2026, date à laquelle les frappes conjointes américano‑israéliennes ont déclenché la guerre. À cette époque, le Pentagone avait déjà déplacé la majorité de ses forces hors des bases jugées trop exposées. Le nouveau repositionnement intervient après une note du directeur du renseignement national, Jay Clayton, adressée au secrétaire d’État Marco Rubio, qui mettait en garde contre une intensification des tentatives iraniennes de cibler le personnel américain, tant dans la région que dans d’autres pays.
Réactions officielles et enjeux politiques
Les porte‑parole du Commandement central américain, Timothy Hawkins, et du département d’État, Tommy Pigott, ont limité leurs commentaires. Hawkins a refusé de détailler le retrait, rappelant simplement que les forces sont régulièrement repositionnées. Pigott a qualifié d’« inexactes » les rumeurs de nouveaux retraits diplomatiques dans le Golfe, bien que plusieurs postes aient déjà vu leurs effectifs diminuer. Parallèlement, des responsables de la Maison‑Blanche ont affirmé qu’aucune nouvelle opération contre l’Iran ne serait lancée avant les élections de mi‑mandat du 3 novembre, échéance désormais dépassée. Cette précision souligne la tension entre la volonté de poursuivre une stratégie militaire et les contraintes politiques internes aux États‑Unis.