Les établissements publics français ont mis 35,8 jours en moyenne pour payer leurs fournisseurs en septembre 2026, selon le ministère de l’Économie

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Les établissements publics français ont mis 35,8 jours en moyenne pour payer leurs fournisseurs en septembre 2026, selon le ministère de l’Économie

Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Performance Publique a publié, pour le mois de septembre 2026, une moyenne de 35,8 jours dans le règlement des factures par les établissements et entreprises publics (EEP). Ce chiffre, issu des déclarations volontaires des entités concernées, s’inscrit dans une démarche de transparence et d’amélioration continue des délais de paiement.

Un dispositif de suivi trimestriel lancé en 2019

Depuis le 31 octobre 2019, le gouvernement français publie, tous les trois mois, les délais moyens de paiement déclarés par les EEP. Cette initiative découle de la circulaire n°1632/19/DEPP du 21 juin 2019, qui vise à renforcer la rapidité des règlements aux créanciers publics. Chaque publication alimente l’Observatoire des délais de paiement, accessible sur le portail du ministère, permettant ainsi aux acteurs économiques de suivre l’évolution du phénomène.

Comment la moyenne de 35,8 jours est obtenue

Le calcul repose sur les données fournies directement par chaque établissement ou entreprise publique, qui indique le nombre de jours écoulés entre la réception d’une facture et son paiement effectif. L’ensemble de ces déclarations est agrégé pour produire une moyenne nationale. Le chiffre de 35,8 jours ne reflète donc pas la performance d’un organisme en particulier, mais la tendance globale du secteur public pour le mois de septembre 2026.

Enjeux pour les fournisseurs et l’économie

Des délais de paiement plus courts sont cruciaux pour la trésorerie des PME et des artisans qui dépendent souvent d’un paiement rapide pour honorer leurs propres engagements. Un allongement du délai peut entraîner des tensions de liquidité, affecter la capacité d’investissement et, à plus long terme, freiner la compétitivité du tissu économique. En affichant ces indicateurs, le ministère cherche à inciter les EEP à réduire leurs délais, conformément aux objectifs fixés par la circulaire.

Perspectives et prochains jalons

Le suivi trimestriel continue d’alimenter le débat public et les négociations entre les représentants du secteur public et les organisations patronales. Les prochains rapports permettront de mesurer l’impact des mesures déjà prises, comme la mise en place de procédures de paiement électroniques ou la simplification des processus administratifs. Si la tendance se maintient ou s’améliore, cela renforcera la confiance des fournisseurs envers les institutions publiques et contribuera à un environnement économique plus dynamique.

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