Les enseignants des territoires de Basoko et de Yahuma, situés dans la province de la Tshopo en République démocratique du Congo, ne perçoivent plus leur salaire depuis le mois de juin 2026. L'intersyndicale du corps enseignant alerte sur une situation qui compromet sérieusement la rentrée scolaire et plonge de nombreuses familles dans la précarité, alors même que les enseignants continuent d'assurer leurs fonctions d'enseignement malgré cette injustice.
Trois mois de salaires impayés dans la Tshopo
Depuis juin 2026, les enseignants des territoires de Basoko et de Yahuma n'ont reçu aucune rémunération. L'intersyndicale du corps enseignant de ces deux territoires de la Tshopo tire la sonnette d'alarme sur les conséquences immédiates de cette absence de paiement. Les familles des enseignants, déjà fragilisées économiquement, se retrouvent sans ressources suffisantes pour assurer la scolarité de leurs propres enfants, dans un contexte où la rentrée scolaire exige des frais supplémentaires.
Les revendications : arriérés, régularisation et engagement de l'État
Le président de l'intersyndicale, Blaise Bongolo, a formulé trois exigences précises. Les enseignants réclament le paiement immédiat des arriérés correspondant aux mois de juin et juillet 2026. Ils demandent par ailleurs la régularisation du calendrier de paie afin d'éviter que de nouveaux retards ne se reproduisent à l'avenir. Enfin, ils appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités en trouvant une solution durable au problème de financement des écoles dans la province de la Tshopo.
Caritas désigné comme agent payeur responsable, les autorités sollicitées
Les enseignants pointent du doigt leur agent payeur, Caritas, qu'ils tiennent pour responsable direct de cette situation. Ils exigent l'intervention des autorités compétentes pour débloquer le versement des salaires impayés. Les efforts déployés par Radio Okapi pour obtenir une réaction de Caritas sont restés infructueux à ce jour. La mobilisation des enseignants de la Tshopo reste donc en cours, et la résolution de ce différend dépendra de la réactivité des institutions concernées face à cette crise du paiement des fonctionnaires.