Les enseignants de la province éducationnelle Équateur 1 ont officiellement mis fin à leur mouvement de grève ce lundi 14 septembre 2026, permettant la reprise des activités scolaires après treize jours d'interruption. Cette décision, actée lors d'une assemblée générale à Mbandaka, marque une pause dans le bras de fer engagé avec les autorités, bien que les revendications structurelles du corps enseignant demeurent entières.
Des exigences salariales au cœur du dialogue
Le retour en classe ne signifie pas pour autant la fin des tensions. La Dynamique des quatre syndicats maintient une pression constante sur le gouvernement concernant quatre points critiques : la régularisation des enseignants non mécanisés et non payés, l'attribution de matricules de la fonction publique, la suppression des zones salariales et une revalorisation du salaire de base à 500 dollars par mois. Les syndicats ont d'ores et déjà prévenu que des actions de protestation, telles que des marches ou des sit-in, pourraient être organisées si les négociations prévues à Kinshasa n'aboutissent pas à des avancées concrètes.
Un climat social tendu dans le secteur éducatif
La situation dans l'Équateur 1 s'inscrit dans un contexte national complexe pour la rentrée scolaire 2026-2027. Des mouvements de contestation similaires ont été observés dans les provinces du Haut-Lomami et du Tanganyika, témoignant d'un mécontentement généralisé sur les conditions de rémunération. Ces arrêts de travail viennent s'ajouter aux défis structurels auxquels fait face le système éducatif congolais, déjà fragilisé par des facteurs exogènes.
Les défis de la scolarisation nationale
Au-delà des revendications syndicales, l'accès à l'éducation reste entravé par des crises sécuritaires et sanitaires. Au début du mois de septembre, plus de 1 100 écoles étaient fermées à travers le pays, privant près de 500 000 enfants de scolarité, principalement dans les zones en proie aux conflits armés. Parallèlement, dans les provinces touchées par l'épidémie d'Ebola, les établissements scolaires doivent composer avec une baisse des effectifs et la mise en place de protocoles sanitaires stricts, illustrant la vulnérabilité du système scolaire face aux enjeux de santé publique et de sécurité.