Le Fonds monétaire international (FMI) et le Groupe de la Banque mondiale ont officiellement signé un accord avec les Émirats arabes unis pour l'organisation de leurs assemblées annuelles en 2029 à Abou Dabi. Cette décision, actée en marge de l'édition 2026 à Bangkok, marque le retour de ces rencontres internationales dans le pays, vingt-six ans après l'édition organisée à Dubaï en 2003.
Un choix stratégique pour les institutions financières
La signature de cet accord a été portée par Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale, et Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, aux côtés des représentants émiratis, dont le ministre d'État aux Affaires financières, Mohamed bin Hadi Al Hussaini. Pour les dirigeants des deux institutions, délocaliser ces assemblées hors de Washington permet de renforcer la portée mondiale de leurs travaux. Le choix d'Abou Dabi est également symbolique, la ville abritant déjà le centre de connaissances sur le genre de la Banque mondiale.
La confiance dans le modèle économique émirati
Pour les autorités émiraties, cette désignation constitue une reconnaissance de la trajectoire économique du pays. Khaled Mohamed Balama, gouverneur de la Banque centrale des Émirats arabes unis, a qualifié cet événement de « vote de confiance » envers le modèle économique national. Le gouvernement voit dans cette opportunité un levier pour approfondir ses partenariats internationaux, conformément à sa vision stratégique de développement et d'ouverture.
Un carrefour pour les enjeux économiques mondiaux
Les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale constituent un rendez-vous majeur réunissant ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, dirigeants du secteur privé et représentants de la société civile. Ces rencontres sont essentielles pour débattre des défis globaux, tels que la stabilité financière, la création d'emplois et les stratégies de lutte contre la pauvreté. Si la barre a été placée haut par l'organisation thaïlandaise en 2026, les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale se disent optimistes quant à la capacité des Émirats arabes unis à relever ce défi logistique et diplomatique.