Réunis lors d'une session de haut niveau à l'Assemblée générale des Nations Unies, les dirigeants mondiaux ont réclamé un engagement financier durable pour prévenir les futures pandémies. Ce plaidoyer souligne la nécessité de transformer les leçons tirées de la crise du COVID-19 en politiques publiques concrètes, garantissant un accès équitable aux outils médicaux essentiels.
Renforcer la résilience des systèmes de santé
Le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Ghebreyesus, a rappelé que la pandémie de COVID-19 a engendré plus de 20 millions de décès excédentaires et une perte économique mondiale dépassant les 10 000 milliards de dollars. Face à ce constat, les États membres ont réaffirmé l'urgence d'investir dans des capacités nationales robustes. L'approche prônée dépasse désormais le cadre strict du secteur de la santé pour adopter une vision « One Health », intégrant les interdépendances entre la santé humaine, animale et environnementale.
Le mécanisme de partage des pathogènes au cœur des négociations
Un point crucial des discussions porte sur la finalisation d'un système de partage des pathogènes et des avantages (PABS). Ce dispositif, en cours de négociation, vise à faciliter la circulation rapide des informations sur les agents pathogènes tout en assurant une distribution équitable des vaccins, médicaments et diagnostics qui en découlent. La Secrétaire générale adjointe de l'ONU, Amina Mohammed, a insisté sur le fait que ce mécanisme est indispensable pour débloquer le plein potentiel de l'Accord sur les pandémies de l'OMS, dont l'adoption de l'annexe est visée pour mai 2027.
Maintenir la priorité politique entre deux crises
Les participants ont souligné un risque majeur : celui de reléguer la préparation aux pandémies au second plan dès que l'urgence immédiate s'estompe. Khalilur Rahman, Président de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, a appelé à maintenir une coopération internationale constante. L'enjeu est de transformer les engagements politiques en actions mesurables, afin que la préparation ne soit plus une réaction épisodique aux épidémies, mais une priorité structurelle permanente des gouvernements.