Une coalition de diplômés handicapés au Ghana menace de reprendre les manifestations à partir du 15 septembre si le gouvernement ne présente pas un plan concret d’embauche pour les personnes qualifiées en situation de handicap. Après un ultimatum échoué et des engagements non tenus, le groupe exige désormais des actions immédiates, sous peine de mobilisations durables.
Un ultimatum ignoré et des promesses non tenues
Le 15 septembre marque la date limite fixée par la Coalition des diplômés sans emploi en situation de handicap pour obtenir des réponses tangibles du gouvernement. Malgré des discussions préalables avec plusieurs ministères, dont ceux du Genre, de l’Emploi et des Affaires sociales, aucune solution substantielle n’a été proposée. Les autorités avaient pourtant assuré, lors d’une précédente manifestation à Jubilee House, que des membres de la coalition seraient intégrés dans la fonction publique. Pourtant, ces promesses restent lettre morte, faute de suivi concret.
Des demandes précises pour briser l’exclusion systémique
La coalition réclame l’embauche immédiate de 400 diplômés handicapés dans le secteur public, ainsi que l’application stricte de quotas d’emploi pour les entreprises privées. Elle exige également une directive politique réservant un pourcentage des postes dans les collectivités locales et les entreprises publiques aux personnes handicapées qualifiées. Ces revendications s’appuient sur des textes légaux, dont l’Article 29 de la Constitution ghanéenne, la loi de 2006 sur le handicap (Act 715) et la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées.
L’exemple accablant du recrutement des enseignants
Un cas récent illustre l’exclusion persistante : lors du recrutement de 7 000 enseignants par le Ghana Education Service, la coalition avait soumis une liste de 200 candidats qualifiés, en partenariat avec la Fédération ghanéenne des organisations de personnes handicapées. Aucun de ces profils n’a été retenu, révélant une faille structurelle dans les processus de recrutement. Pour la coalition, ces pratiques confirment une exclusion systémique, malgré les compétences avérées des candidats.
La mobilisation comme dernier recours
Après des années de revendications infructueuses, la coalition n’exclut plus la radicalisation de ses actions. Elle menace de reprendre les manifestations « sans limite » tant que ses demandes ne seront pas satisfaites. « Notre handicap n’est pas une incapacité, mais une perspective unique qui peut enrichir la main-d’œuvre nationale », rappelle le groupe, insistant sur le droit fondamental au travail garanti par les textes nationaux et internationaux.