Les représentants du personnel de la Direction Générale des Études et Laboratoires (DGEL) du ministère du Pétrole et du Gaz ont publié un communiqué dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail, le gel de leurs avancements et le non‑respect d’acquis professionnels, alors que le ministère revendique un taux d’exécution de 97,84 % de sa feuille de route des 100 premiers jours.
Des conditions de travail jugées dégradées et un gel des carrières
Les délégués du personnel soulignent que les agents de la DGEL subissent une détérioration progressive de leurs conditions de travail, avec notamment un manque d’équipements et de moyens opérationnels. Le gel des carrières, selon eux, empêche toute progression salariale ou promotionnelle depuis plusieurs mois, créant un sentiment d’injustice et de découragement au sein du personnel.
Remise en cause des acquis professionnels et reconnaissance des compétences
Le communiqué met en avant le non‑respect de plusieurs acquis collectifs, dont la reconnaissance des compétences internes acquises au fil des années. Les représentants affirment que certaines missions de la DGEL sont externalisées ou confiées à des experts extérieurs, ce qui, à leurs yeux, menace la valorisation du capital humain interne et fragilise la continuité du service public dans le contrôle des ressources pétrolières et les analyses techniques du secteur.
Absence de dialogue et appel à la négociation
Face à ces constats, les agents réclament l’ouverture immédiate de négociations avec la hiérarchie du ministère. Ils demandent des réponses concrètes aux revendications formulées, notamment en matière de moyens matériels, de reconnaissance des acquis et de rétablissement du processus d’avancement professionnel. Selon eux, les indicateurs chiffrés présentés par le ministère ne reflètent pas la réalité vécue sur le terrain.
Implications pour le service public et le secteur pétrolier
Les représentants avertissent que la fragilisation de la DGEL pourrait compromettre la continuité et la qualité des services liés à la gestion des ressources pétrolières, un pilier stratégique de l’économie gabonaise. Un climat social tendu au sein de cette direction risque d’impacter la capacité de l’État à assurer un suivi technique rigoureux et à garantir la transparence des opérations pétrolières.