Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a annoncé que les sanctions secondaires sur les services aériens contraindront toute activité des compagnies iraniennes dès le 23 septembre, privant les avions de carburant, d'atterrissage et de vente de billets à l'échelle mondiale.
Sanctions secondaires : le mécanisme qui bloque le carburant et les services au sol
Selon Bessent, toute entreprise qui fournirait du carburant, des services d'atterrissage ou même des billets à une compagnie aérienne iranienne serait exclue du système financier en dollars, ce qui constitue une dissuasion forte pour les acteurs du secteur aérien mondial. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un plan plus large visant à étouffer l'économie iranienne en ciblant ses points névralgiques, dont le transport aérien.
Impact immédiat sur les compagnies iraniennes et leurs passagers
À la date fixée, les compagnies iraniennes ne pourront plus opérer dans aucun aéroport, que ce soit en Europe, en Asie ou en Amérique. L'interdiction de fournir du carburant signifie que les avions seront immobilisés sur le tarmac, tandis que l'interdiction de vendre des billets empêche toute génération de revenus. Les passagers déjà réservés risquent d'être bloqués, et les aéroports iraniens verront leurs flux de trafic chuter brutalement, affectant également les fournisseurs locaux de services aéroportuaires.
Réactions et discussions avec la Chine
Le secrétaire Bessent a indiqué que les États‑Unis sont en pourparlers avec les autorités financières chinoises, notamment le gouverneur de la Banque populaire, Pan Gongsheng, afin d'assurer le respect de ces sanctions. La coopération ou la résistance de la Chine sera déterminante, car de nombreuses compagnies aériennes et fournisseurs de carburant opèrent via des filiales ou des partenaires chinois. Une conformité chinoise renforcerait l'efficacité du dispositif, tandis qu'une réticence pourrait créer des failles.
Conséquences économiques et géopolitiques à plus long terme
En privant l'Iran d'un accès aérien fonctionnel, les sanctions visent à réduire les recettes d'exportation et à limiter les déplacements de personnes et de biens, ce qui pourrait accentuer la pression économique sur le gouvernement iranien. Sur le plan géopolitique, la mesure montre la volonté des États‑Unis d'utiliser le dollar comme levier de conformité, rappelant aux acteurs mondiaux les risques de transgression. Les compagnies aériennes non‑iraniennes devront également réévaluer leurs chaînes d'approvisionnement pour éviter toute sanction secondaire.