Les clubs Zonta du Ghana ont lancé un appel urgent au ministère de l'Éducation pour qu’il mette fin aux abus sexuels perpétrés contre des élèves, en exigeant des enquêtes indépendantes, des sanctions exemplaires et un soutien psychologique pour les survivantes.
Une dénonciation forte du rôle des enseignants et chefs d’établissement
Dans un communiqué publié récemment, les clubs ont qualifié les agressions sexuelles commises par des professeurs et directeurs d’école d’une « trahison grave de la confiance » et d’une violation du devoir de protection qui incombe aux adultes responsables des enfants. Selon eux, les établissements scolaires doivent rester des lieux de sécurité, d’apprentissage et d’opportunité, et non des espaces où des filles sont exploitées par les personnes chargées de les protéger.
Exigences concrètes du collectif Zonta
Le texte précise plusieurs mesures attendues du gouvernement : des investigations rapides, indépendantes et dotées d’un processus équitable, ainsi que des sanctions appropriées. Les clubs réclament le licenciement et la poursuite judiciaire de tout enseignant ou directeur reconnu coupable d’abus, insistant sur le fait que les liens professionnels ou les fonctions institutionnelles ne doivent jamais protéger les agresseurs. Ils demandent également l’instauration d’une politique de tolérance zéro envers les violences sexuelles dans les établissements, la mise en place d’un accompagnement psychosocial immédiat pour les victimes, et la protection contre les représailles, le blâme ou l’intimidation.
Implications pour le ministère de l’Éducation et les autorités scolaires
Les clubs Zonta exhortent le ministère à dépasser les simples condamnations verbales et à démontrer, par des actions concrètes, que la sécurité des enfants est une priorité nationale. Ils soulignent que les responsables d’établissements qui dissimulent les faits ou qui punissent les survivantes doivent être tenus pour responsables, rappelant que la position d’un enseignant ou d’un chef d’établissement ne constitue en aucun cas une licence pour exploiter un enfant.
Enjeux pour la protection de l’enfance au Ghana
Cette prise de parole intervient dans un contexte où les cas d’abus sexuels à l’école restent largement sous‑rapportés, souvent par crainte de représailles. En appelant à une réponse institutionnelle forte, les clubs Zonta visent à instaurer un climat de confiance qui encouragera les victimes à se manifester et à obtenir justice. La mise en œuvre de leurs recommandations pourrait également servir de modèle pour d’autres pays de la région confrontés à des problématiques similaires, renforçant ainsi les cadres de protection de l’enfance au niveau continental.