Considérée comme l'une des nations phares du football féminin sur le continent, l'équipe nationale du Ghana, les Black Queens, court toujours après une première participation aux Jeux Olympiques. Alors que le processus de qualification pour l'édition de Los Angeles 2028 est lancé, l'enjeu est de taille pour une sélection qui peine à concrétiser son potentiel sur la scène internationale.
Un historique marqué par des désillusions répétées
Depuis l'introduction du football féminin aux Jeux Olympiques en 1996, le Ghana a accumulé les tentatives infructueuses. Le parcours des Black Queens a été jalonné d'obstacles, allant de l'absence de qualification pour les Coupes du Monde — qui servaient alors de tournois qualificatifs — à des éliminations frustrantes lors des phases finales continentales. L'année 2008 reste, à ce jour, le souvenir le plus marquant : après un parcours solide, le Ghana a échoué lors des barrages intercontinentaux face au Brésil, manquant de peu une qualification historique.
La fragilité des parcours éliminatoires
Au fil des décennies, le Ghana a souvent buté sur des détails cruciaux. Que ce soit face au Nigeria en 2004, lors de confrontations directes, ou plus récemment contre le Kenya en 2020 et la Zambie en 2024, les Black Queens ont régulièrement montré des signes de faiblesse dans les moments décisifs. Les règles du football, telles que la règle des buts à l'extérieur ou les séances de tirs au but, ont souvent tourné en défaveur des Ghanéennes, illustrant une difficulté chronique à franchir le dernier palier nécessaire pour accéder au tournoi olympique.
L'urgence d'une remobilisation sous l'ère Bjorkegren
Sous la direction de l'entraîneur Kim Lars Bjorkegren, la pression est montée d'un cran. Après une performance jugée décevante lors de la CAN féminine 2026 au Maroc, où l'équipe n'a pas atteint le dernier carré, la qualification pour Los Angeles 2028 devient un impératif pour valider le projet sportif en cours. Si le début de campagne contre l'île Maurice, marqué par une victoire 3-0 au match aller, est encourageant, l'encadrement technique sait que la marge d'erreur est désormais inexistante pour espérer briser enfin ce plafond de verre olympique.