Les autorités du Tigré déclarent une guerre totale contre le gouvernement éthiopien, 272 rebelles tués selon l'armée fédérale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 35 lectures
Les autorités du Tigré déclarent une guerre totale contre le gouvernement éthiopien, 272 rebelles tués selon l'armée fédérale

Les autorités rebelles du Tigré ont annoncé jeudi être engagées dans une "guerre totale" contre le gouvernement éthiopien, alors que les affrontements s'étendent aux régions voisines d'Amhara et d'Afar. L'armée fédérale a communiqué un bilan de 272 combattants tigréens tués et 260 blessés dans le nord du pays.

Déclaration de guerre totale par les dirigeants du Tigré

Lors d'une conférence de presse télévisée, les représentants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont déclaré que leurs forces étaient désormais en état de guerre totale contre le gouvernement d'Addis-Abeba. Cette prise de parole vise à justifier une intensification des opérations militaires et à mobiliser le soutien populaire dans la région du Tigré, qui subit depuis plusieurs années un blocus et des restrictions humanitaires.

Bilan des pertes selon l'armée fédérale

Le ministère de la Défense éthiopien a publié un communiqué indiquant que les forces fédérales avaient neutralisé 272 combattants tigréens et en avaient blessé 260 lors des dernières opérations dans le nord du pays. Ces chiffres, fournis par le haut commandement, n'incluent pas les pertes civiles ni les pertes éventuelles du côté gouvernemental, qui restent non communiquées.

Extension des combats aux régions d'Amhara et d'Afar

Parallèlement à la lutte dans le Tigré, des escarmouches se sont intensifiées dans les États régionaux d'Amhara et d'Afar, où des groupes armés affiliés au TPLF ont mené des attaques contre des postes de l'armée fédérale et des infrastructures civiles. Les autorités locales ont signalé des déplacements de population et des perturbations de l'approvisionnement en nourriture et en médicaments, accentuant la crise humanitaire déjà sévère dans le nord de l'Éthiopie.

Enjeux pour la stabilité régionale

Cette escalade du conflit risque d'alimenter les tensions interethniques et de déstabiliser davantage le corridor du Nil, crucial pour les pays riverains comme le Soudan et l'Égypte. Les partenaires internationaux, dont l'Union africaine et les Nations unies, ont appelé à la retenue et à la reprise de pourparlers de paix, tout en exprimant leurs inquiétudes quant aux violations potentielles du droit international humanitaire.

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