Les administrateurs d'universités ghanéennes maintiennent leur grève malgré les injonctions du GTEC

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Les administrateurs d'universités ghanéennes maintiennent leur grève malgré les injonctions du GTEC

La Ghana Association of University Administrators (GAUA) maintient son mouvement de grève nationale, conditionnant toute reprise du travail à la réception d'un engagement écrit formel de la Fair Wages and Salaries Commission (FWSC). Malgré une directive du Ghana Tertiary Education Commission (GTEC) ordonnant la réouverture des universités publiques, les administrateurs exigent une résolution concrète de leurs revendications salariales.

Le point de blocage sur les primes de marché

Au cœur du conflit social entamé en août dernier se trouve la question des primes de marché. La GAUA dénonce des disparités persistantes dans les conditions de service, estimant que les avantages accordés aux administrateurs ont pris un retard significatif par rapport à ceux du personnel enseignant. Le président de l'association, le révérend Amoah Karikari, a réitéré que la suspension de la grève ne pourra intervenir qu'après la réception d'une lettre officielle de la FWSC actant une avancée sur ce dossier spécifique.

Divergences sur l'autorité réglementaire

La directive du GTEC, sommant les universités de reprendre leurs activités académiques d'ici lundi, a suscité une vive réaction de la part des administrateurs. Si la GAUA reconnaît le rôle de régulateur du GTEC, elle conteste la forme et le ton de cette injonction. Le révérend Karikari a critiqué une approche qu'il juge « non professionnelle » et « excessive », reprochant à l'organisme de tutelle de vouloir outrepasser ses prérogatives en agissant comme une autorité de contrôle direct sur les conseils d'administration et les vice-chanceliers des universités publiques.

Un dialogue social sous tension

La position de la GAUA souligne une fracture persistante dans la gouvernance de l'enseignement supérieur au Ghana. En rappelant que les universités publiques sont régies par leurs propres conseils, l'association rejette toute tentative de gestion centralisée qui ignorerait les processus de négociation collective en cours. Pour l'heure, le blocage administratif persiste dans les établissements publics, la GAUA privilégiant l'obtention de garanties écrites sur ses conditions de service plutôt que de se conformer à un calendrier de reprise imposé sans résolution préalable du litige salarial.

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