Quinze membres du National Youth Service Corps (NYSC) ont été enlevés par des hommes armés dans l'État de Kogi, alors qu'ils rejoignaient Abuja après avoir terminé leur formation initiale. Cet acte criminel, survenu sur l'axe Ofu/Itobe–Onicha-Igo, met en lumière la fragilité sécuritaire des corridors routiers reliant le sud au centre du Nigeria.
Une attaque ciblée sur les axes de transit
Les victimes, appartenant à la promotion 2026 Batch ‘B’ Stream II, voyageaient à bord de deux véhicules, dont un bus de la compagnie Peace Mass Transit, en provenance du camp d'orientation de l'État de Bayelsa. Selon les témoignages recueillis auprès des familles, les assaillants ont intercepté les bus par la force, blessant grièvement le conducteur du véhicule principal lors de l'opération. Les ravisseurs, dont l'identité demeure indéterminée, se sont exprimés en plusieurs langues, dont le fulfulde, le haoussa et l'anglais, avant d'emmener les passagers vers une destination inconnue.
Une recrudescence des enlèvements dans la région
Cet enlèvement massif s'inscrit dans une série d'attaques répétées sur les routes de l'État de Kogi, une zone de transit stratégique devenue un terrain d'action privilégié pour les groupes criminels. Début août, plusieurs incidents similaires ont été signalés dans la même zone géographique, notamment sur les axes Ojuwo-Ajengo-Memarebo. Si les forces de sécurité, appuyées par l'armée et des unités locales, avaient réussi à libérer seize personnes lors d'une opération précédente, le bilan humain reste lourd, incluant le décès d'un chasseur local lors des affrontements.
L'impératif de sécurité pour les voyageurs
La multiplication de ces agressions soulève des questions critiques sur la protection des citoyens circulant sur les grands axes routiers nigérians. Les autorités policières de l'État de Kogi, bien qu'ayant intensifié les patrouilles tactiques autour des zones sensibles comme l'axe Okene-Ajaokuta, peinent à endiguer un phénomène qui exploite la topographie forestière pour faciliter la fuite des ravisseurs. À ce jour, aucune revendication ni demande de rançon n'a été officiellement confirmée, et les tentatives de communication avec les autorités compétentes et les compagnies de transport concernées n'ont pas permis d'obtenir davantage d'éclaircissements sur le sort des jeunes diplômés.